Les femmes d’affaires arabes et africaines en conclave pour montrer l’exemple

Organisé entre le 13 et 14 Février à Marrakech, la deuxième édition de la conférence des femmes d’affaires arabes et africaines ambitionne de montrer les modèles de réussite féminine dans la sphère entrepreneuriale ainsi que de briser les blocages culturels et de mentalité.

Réunissant des femmes impliquées dans la sphère économique mais aussi l’arène politique, la deuxième édition de la conférence des femmes d’affaires arabes et africaines a entamé ses travaux ce mercredi 13 février 2019 au Palais des congrès de Marrakech.

Organisé sous le thème de « la réalisation des objectifs de développement durable à travers le soutien des femmes entrepreneures« , cet événement est à double enjeu : « montrer la femme qui a réussi d’une part et faire en sorte de ne pas la mettre dans la position de la victime d’un monde ou d’un système d’une autre part« , nous explique Hicham Boudraa, directeur général par intérim de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), qui participe à l’organisation de cette rencontre.

Ce sont en outre des objectifs qui tendent à faire face « aux lourds blocages culturels et de mentalité, qui sont toujours à l’ordre du jour, y compris chez certaines femmes« , se désole-t-il. Il est également question de montrer une image complète et « vraie » du Maroc. Car, selon notre interlocuteur, « il n’y a pas que ces événements classiques où on montre des cheffes de coopératives, qui vendent de petits produits d’artisanat« .

Le pouvoir économique n’est qu’un outil

Selon le chef de l’organisme réunissant les femmes d’affaires à la ville ocre, « il faut ramener les femmes en situation difficile vers le confort, en s’inspirant des expériences qu’on peut écouter lors de cette conférence« , a-t-il expliqué. Ce confort est fonction de l’appropriation, dans un premier temps, du pouvoir économique : la création d’entreprises, qui, ajoute le DG, n’est qu’un « outil« .

« C’est un outil qui permet de donner aux femmes l’opportunité de s’insérer et de tendre la perche aux plus jeunes également pour prendre le même ascenseur« , ajoute-t-il.

Comparant le pouvoir économique au digital, en l’occurrence les réseaux sociaux où, « les femmes peuvent revendiquer leurs droits sans demander l’autorisation aux hommes« , dit-il. Tout en précisant qu’il ne « faut être dans une logique de guerre homme-femme. Mais dans la complémentarité« .

Ce processus sera-t-il long ? « Non », répond il, catégorique. Et d’argumenter, « si on compare la situation d’aujourd’hui avec celle des années 2000, nous allons constater que c’est un processus de rupture. Il le sera davantage grâce à la technologie ».