Décharge à ciel ouvert à Aguelmame Azegza dans la région de Khénifra

Beaucoup de sites touristiques fréquentés par les campeurs sont en train de subir le même sort.

Les amateurs de la nature ne cessent de rapporter l’ampleur des dégâts causés par les visiteurs aux sites naturels du Maroc. Le lac Aguelmame Azegza, joyau naturel situé à une trentaine de kilomètres de la ville de Khénifra, au milieu de la cédraie du Moyen-Atlas, subit de plein fouet les effets du manque de civisme des campeurs, qui viennent pourtant profiter de la beauté de ce lac. «Aguelmame Azegza s’est transformé en décharge publique à ciel ouvert, sans parler des cabanes qui pullulent à côté. Pire, dans la forêt qui l’entoure, même les coins les plus reculés n’échappent pas à ce constat», nous révèle un campeur qui s’est rendu sur les lieux le weekend dernier. Malheureusement, ce constat ne concerne pas uniquement ce site. Cela vaut pour la plupart des endroits touristiques, même ceux qui ne sont pas facilement accessibles, comme Imsefrane, la fameuse Cathédrale située dans la province d’Azilal, ou Akchour dans les environs de Chefchaouen. Face à ce constat, les pouvoirs publics semblent dépassés. Le manque de personnel qualifié pour gérer ce genre de situation n’arrange pas les choses. Faudra-t-il rester les bras croisés pendant que les sites naturels se dégradent ? C’est bien le cas actuellement. Si les touristes ont une grande responsabilité dans cette dégradation, les pouvoirs publics sont dans l’obligation d’agir. Il est temps.