Comment retenir l’élite africaine en Afrique : les pistes du CESE

Dans le cadre d’un atelier de réflexion, organisé ce vendredi 1er févier par le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), il a été question de débattre de comment retenir l’élite africaine en Afrique ».

Dans le cadre d’une auto-saisine, le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a organisé un atelier, ce vendredi 1er février au siège de l’institution à Rabat, au sujet de la “formation d’excellence Africaine pour l’Afrique”. Une thématique sur laquelle s’est attelée la commission permanente chargée des Affaires économiques et des Projets stratégiques, au sein du CESE, présidée par Ahmed Rahhou.

Pour que l’intégration économique entre pays africains puisse avoir lieu, il faudra doter ces pays “des infrastructures permettant de faire circuler les marchandises entre les centres de production et ceux de la consommation; du financement mais sans que le volet humain ne soit mis à l’écart”, a indiqué Ahmed Rahhou, à titre d’introduction. Et de trancher : “ si les élites ne bougent pas, ne se déplacent pas, il n’y aura pas d’intégration économique en Afrique”.

Nombreuses sont les questions qui ont été posées lors de cet atelier. Elles s’inscrivent autour d’une problématique dont souffrent les pays africains : la fuite des élites africaines vers « ailleurs ». “Comment  l’Afrique peut-elle développer et retenir ses talents ? Et, comment l’Afrique peut-elle récupérer la formation de ses élites, orientées vers les études supérieures en Europe ?

Comment retenir l’élite africaine ?

Dans ce sens, des éléments de réponses ont été apportés, allant de la reconnaissance mutuelle des diplômes; la création d’un statut régional pour les chercheurs au développement des systèmes de bourses octroyées tant par les gouvernements que les fondations privées.

 “il y a une volonté,  à l’échelle africaine, pour développer un enseignement d’excellence”, estime Thami Ghorfi, membre de la commission des Projets stratégiques, au sein du CESE, et, également, Président de l’ESCA, école de management à Casablanca. Pour lui, “cette volonté doit s’exprimer par des partenariats entre institutions d’enseignements supérieur à l’échelle régional ou continental”.

Objectif : développer la mobilité des étudiants africains, qui, selon les professionnels de l’enseignement supérieurs qui ont pris part à l’atelier, tant marocains qu’africains, est bloquée. En vue de la fluidifier, “il va falloir favoriser l’internationalisation de l’enseignement supérieur à travers : la reconnaissance mutuelle des diplômes et en accordant les moyens financiers nécessaires, la facilitation des procédures d’octroi des visas, l’amélioration des conditions d’accueil et de logement ”, ajoute Thami Ghorfi.