La grogne des dentistes

Les médecins dentistes du privé ont promis d’organiser, lundi 11 février, «La marche de la colère», à Rabat. Elle sera accompagnée le même jour d’une grève nationale.

Selon la Fédération nationale du secteur des médecins dentistes, les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années n’ont pas tenu compte des revendications des professionnels. Leur ire est motivée par plusieurs problèmes. Les dentistes réclament l’accélération du rythme des concertations autour des textes d’application des lois 98-15 et 99-15 relatifs à la couverture médicale et à la retraite, et ce, en prenant en considération le revenu forfaitaire proposé par la profession lors de la réunion de concertation du 28 décembre 2018. Ils exigent un système fiscal équitable pour la profession et dénoncent une réforme dont les détails ont été fixés par la Direction des impôts, en l’absence d’un accord définitif avec la fédération. Dans la même veine, ils rejettent les nouvelles mesures contenues dans la Loi de finances 2019, en particulier la retenue des impôts à la source sur les sommes mensuelles des loyers, ainsi que le nouveau régime de facturation électronique. La fédération veut également que l’Etat mette fin à toute forme d’exercice illégal de la médecine dentaire en application des lois et circulaires et accélère le processus d’adoption du projet de loi 14-25 dans son volet relatif aux prothésistes dentaires selon la version adoptée par le Parlement. Enfin, elle appelle l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) à réviser la convention nationale, y compris la tarification nationale de référence, et d’actualiser la liste des catégories des prestations de services de la médecine dentaire.
Il s’agit en fait d’une série de revendications dont certaines remontent à plusieurs années. Reste à savoir si les dentistes ont les moyens de faire pencher la balance de leur côté.