Portrait de Najia Ounassar, présidente de l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir

Entrée dans l’hôtellerie en 1986, Najia Ounassar cumule dix ans comme directrice générale de l’hôtel Atlantic d’Agadir. Elle est connue pour être très investie dans l’associatif. La mise à niveau des hôtels, l’augmentation du niveau de qualité des services, la digitalisation et la durabilité constituent ses principaux chantiers.

Najia Ounassar est la nouvelle présidente de l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA). Fraîchement élue, elle remplace à ce poste Mohamed Chafik Mahfoud Filali, directeur général de l’hôtel Kenzi Europa à Agadir.
Mme Ounassar a à son actif une expérience de dix ans en tant que directeur général de l’hôtel Atlantic, une entreprise familiale qu’elle a rejointe en 1986 après des études en management et un master en entrepreneuriat et développement des PME. «Après la guerre du Golfe et le marasme qu’a subi la destination, j’ai compris la nécessité d’adopter une démarche client, approche qui ne m’a plus jamais quittée», raconte-t-elle. Ses efforts ont fini par payer. Elle dit avoir réussi à faire monter en standing l’établissement qu’elle dirige en le faisant passer de deux à quatre hôtels. «Aujourd’hui je suis fière que cet établissement affiche la meilleure note des commentaires sur booking.com», avance-t-elle.
Outre son activité professionnelle, Najia Ounassar est connue pour être très investie dans l’associatif. Elle dit y puiser une grande source d’énergie, d’inspiration, de motivation et surtout beaucoup de plaisir. Elle a ainsi occupé en 2005 le poste de secrétaire générale de l’AFEM (section Agadir). Elle a également pendant quatre mandats, depuis 2009, occupé le poste de secrétaire générale et vice-présidente tourisme de l’antenne régionale de la CGEM Souss-Massa. Aujourd’hui, elle est aussi la vice-présidente générale de cette entité.

Elle est aussi vice-présidente de la CGEM Souss-Massa

Au niveau de l’AIHA, la nouvelle présidente a à son actif quatre mandats de secrétaire générale de l’association. Aujourd’hui, à la tête de l’entité, elle est la première femme à l’échelle du Royaume à occuper ce poste dans l’histoire des associations régionales de l’industrie hôtelière. Son premier chantier sera de souder ses équipes et surtout les hôteliers entre eux. «L’objectif est d’avoir une association sectorielle forte de manière à mieux défendre les intérêts communs», souligne Mme Ounassar. Sans entente dans la profession, il n’est point de réussite.
Vu sa longévité dans le secteur, donc son expérience, les relais dont elle dispose dans les milieux d’affaires de la région et sa franche implication dans la vie économique et sociale, il paraît certain que Najia Ounassar pourra souder les opérateurs autour des chantiers qu’elle compte ouvrir. Le fait qu’elle se soit clairement engagée à défendre les «intérêts commun» est un signe d’ouverture, de main tendue à tous ses pairs.

Elle se préoccupe de la situation des hôtels en difficulté

La mise à niveau des hôtels avec le nouveau classement des EHT (Etablissements d’hébergement touristique), dont les décrets d’application vont bientôt sortir, en est un chantier. Améliorer le management et rehausser le niveau de la qualité au sein des établissements à travers la formation du personnel en est un autre. C’est en effet par un service de qualité que l’on donne envie à un touriste, ou à n’importe quel client, de revenir. C’est la raison pour laquelle la formation revêt un caractère particulier dans son mandat. Tout comme elle doit être une priorité dans toutes les destinations du pays.
Son travail consistera aussi à aller de l’avant dans la digitalisation pour une meilleure performance, et à encourager le développement de la durabilité des établissements. Elle veut enfin trouver des solutions à la problématique des hôtels en difficulté à travers des moyens de financement adaptés pour la rénovation d’une grande partie du parc hôtelier, indique Najia Ounasser. Pour cela, elle dit vouloir travailler en synergie avec tous les acteurs et collectivités locales concernés pour faire de la région une destination encore plus prisée. Bref, qu’elle séduise beaucoup plus de touristes.
Dans ses différents chantiers, l’AIH Agadir devrait pouvoir compter sur un accompagnement de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), à laquelle elle est rattachée, à travers le contrat programme signé par la FNIH et le ministère du tourisme.