Une session extraordinaire en vue …

Elle pourrait être réunie si les parlementaires arrivaient à un consensus sur les trois textes bloqués en commission.

A peine clôturée, la session d’automne du Parlement, il y a un peu plus d’une semaine, voilà que l’on parle de l’éventualité d’une session extraordinaire. Selon les promoteurs de ce scénario, cette session devrait être consacrée à l’examen en plénière et l’adoption de deux projets de lois organiques, celui relatif à la langue amazighe et celui portant création du Conseil national des langues et de la culture marocaine. Le troisième est le projet de loi-cadre portant réforme de l’enseignement et de la formation.

Techniquement ces textes sont fin prêts. Le délai de remise des amendements relatifs au projet de loi-cadre était fixé au 8 février. Pour les deux autres, cela devait se faire il y a des mois. Jusque-là, rien. Le président de la Chambre a tenu une réunion avec les chefs de groupes parlementaires, lundi 18 février, sans arriver à un résultat. En fait, il espérait arriver à un consensus sur le projet de loi-cadre bloqué à cause de la langue de l’enseignement et les frais d’inscription. C’était l’idée dès le départ et, expliquent des sources parlementaires, les groupes se sont aperçus qu’ils allaient en fait cautionner la position du PJD. Ils ont fini par se rétracter. Quant au parti islamiste, il campe sur sa position, rejetant catégoriquement l’enseignement des matières scientifiques et techniques en langues étrangères. Position que ses alliés de la majorité ne partagent guère. L’Istiqlal, bien qu’adoptant une position similaire à celle du parti islamiste, insiste pour présenter ses amendements en solo. Exit donc, pour le moment, le consensus qu’aussi bien la présidence de la Chambre que le gouvernement souhaitent obtenir sur ce texte. Pour ce qui est des deux premiers projets de lois organiques, l’un bloque à cause de la graphie, et l’autre à cause du statut des langues étrangères dans son organisation. Là encore, c’est le PJD qui fait barrage.