Parlement : le PJD, le fellah et le PMV

Alors que le Plan Maroc Vert n’était encore qu’un projet, son initiateur, le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, avait pris soin de consulter tous les acteurs concernés.

Entre autres personnes invitées, à cette époque, à contribuer à l’élaboration de ce projet, certains dirigeants du PJD dont l’un est aujourd’hui ministre et l’autre député et président de commission. En d’autres termes, ce parti, alors dans l’opposition, a bien collaboré à l’élaboration du PMV. Ses élus semblent aujourd’hui oublier cette réalité. Depuis quelque temps, les attaques contre le PMV deviennent récurrentes et tournent toutes autour d’une idée fixe selon laquelle ce programme sectoriel n’aurait pas bénéficié aux petits agriculteurs.

Lors de la séance des questions orales, lundi 28 janvier, le groupe parlementaire du parti islamiste revient en force sur cette question tout en l’enveloppant de considérations purement politiques. Certes, personne ne peut renier à l’institution parlementaire son droit de questionner les politiques publiques, mais de là à faire une fixation sur ce programme cela est incompréhensible, a notamment relevé Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, en réponse à une question orale du groupe du PJD. Car tout le monde le sait, et les chiffres le prouvent, ce plan a bien bénéficié aux petits agriculteurs, notamment pour ce qui est des projets d’irrigation, des plantations d’arbres fruitiers, des semences, de l’assurance… Bref, le petit agriculteur a bénéficié de tous les programmes du PMV. Ce qui a eu pour effet d’augmenter de manière substantielle la valeur ajoutée du secteur, aussi bien en termes de production que de commercialisation. Mieux encore, des investissements privés considérables ont été drainés.