PAM : la page El Omari définitivement tournée ?

Le nouveau bureau politique ne compte aucune personnalité proche de l’ancien secrétaire général.

Le PAM entame dès novembre prochain un vaste programme de réorganisation de ses instances locales, régionales et nationales. En réalité, c’est bien plus qu’un travail organisationnel. Il s’agit, selon le nouveau secrétaire général, Hakim Benchamach, de «redéfinir les missions du parti et rehiérarchiser ses priorités, car beaucoup d’efforts et d’énergie ont été gaspillés dans des pseudo-affaires». Le PAM est également conscient, selon sa nouvelle direction, de la nécessité de relire ses documents de référence pour une meilleure visibilité. Quelques semaines après son élection, fin mai dernier, Hakim Benchamach a d’ailleurs entamé une tournée régionale organisant des rencontres avec les militants où il est surtout question d’écouter leurs attentes, positions et points de vue. Bien plus, le nouveau secrétaire général est même allé jusqu’à présenter des excuses à tous ceux qui auraient été déçus par le parti. Cela avant de s’attaquer au cœur du chantier de la formation démarré avec l’élection, samedi dernier, d’un nouveau bureau politique. Premiers signes du changement, douze membres de cette instance décisionnelle, soit le tiers des membres, ont été élus par les représentants des régions au sein du conseil national, soit un représentant pour chaque région. Douze autres membres ont été désignés parmi les jeunes et les femmes sur une «liste nationale». Ils vont être rejoints par quatre personnalités du parti et sept autres membres qui seront désignés directement par le secrétaire général. Le deuxième signe du changement étant qu’aucun proche de l’ancien secrétaire général ne fait partie du nouveau bureau politique. En attendant d’autres actions dans ce sens, la page El Omari et de ses hommes, ses priorités et sa gestion semble définitivement tournée.