Les candidats possibles à  la succession de Abbas El fassi

Les éligibles, Les potentiels, Les alternatives et Les invités surprise

Les éligibles

Abdelouahed El Fassi, fils de Allal El Fassi, est cardiologue de profession. Né en 1949 à Tanger, il est membre du Conseil national et du Comité central depuis 1974. Depuis 1989, il est membre du Comité exécutif. Il a été élu pour un quatrième mandat, lors du 15e congrès en janvier 2009 avec  641 voix pour 767 électeurs.

Ahmed Toufiq Hejira, actuel ministre de l’habitat, est né en 1959 à Oujda. Il a intégré le parti à l’âge de 5 ans et est passé par toutes ses instances. Il a été élu membre du Comité exécutif pour la première fois au 14e congrès, en 1998 et a été reconduit au 15e congrès.
A deux reprises, il a recueilli le plus grand nombre de voix, juste après Abdelouahed El Fassi. Dons de grand orateur aidant, il a été pendant très longtemps chargé des relations internationales du parti.

Nizar Baraka, gendre de Abbas El Fassi et petit-fils de Allal El Fassi, est né en 1964 à Rabat et a intégré l’Istiqlal en 1981. Il a été élu membre du Conseil national du parti en 1989, puis membre du Comité central en 1998. Il est membre du Comité exécutif depuis 2003. En 2005, il a été élu vice-président de la branche africaine de l’Internationale démocratique du centre (IDC), avant d’être réélu en 2007 pour un deuxième mandat.

Mohamed Saâd Alami, actuel ministre chargé de la modernisation des secteurs publics. Il est né en avril 1948 à Chaouen. Il fut Secrétaire particulier auprès de Allal El Fassi de 1969 jusqu’à son décès en 1974.
Il a été élu membre du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal en 1978 et réélu en 1982, 1989 et en 1998. Il a été confirmé dans le poste en 2003 et 2009.

M’Hamed El Khalifa, né en 1939 à Marrakech, ancien ministre de la fonction publique, sous le gouvernement Youssoufi. Il est avocat à Marrakech depuis 1964. Il a été député de 1977 à 2007. Membre du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal. Dés l’âge de 14 ans, il a été le plus jeune responsable du parti dans la ville de Marrakech. Il a été membre fondateur de l’Union générale des étudiants du Maroc.

Abdellah Bakkali, natif de Larache, a été élu, à 38 ans, secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne, en décembre 1998. Journaliste de formation, il est actuellement rédacteur en chef d’Al Alam, la voix du parti. Au 13e congrès il sera porté au Comité central. Au 14e, il sera élu membre du Comité exécutif et confirmé dans son poste au dernier congrès.

Mohamed Soussi, est né en 1938 dans le Souss, mais a fait toutes ses études à Fès. Lauréat de l’Université Al Quaraouiyine, et puis de l’Ecole normale supérieure. A 73 ans, il occupe un poste clé dans la hiérarchie du parti. Il est inspecteur général et gère une cinquantaine d’inspecteurs provinciaux disséminés dans tout le pays. Il est membre du comité exécutif.

Chiba Mae El Ainine, est l’un des premiers Sahraouis à atteindre un rang aussi élevé au sein du parti. Il a commencé sa vie professionnelle au barreau de Settat. Vers la fin des années 1970, il a été membre du cabinet de M’Hamed Boucetta, alors ministre chargé des affaires étrangères. Il est actuellement conseiller au cabinet de Abbas El Fassi et membre du Corcas.

Mohamed El Ansari, juriste et membre du barreau de Meknès. Il est membre du Comité exécutif, conseiller et président du groupe parlementaire. Il est également coordinateur du parti de la région de Meknès-Tfilalet. Il a fait toute sa carrière politique et partisane loin des trois centres du pouvoir du parti que sont Fès, avec le clan El Fassi, Rabat où régnait le clan Balafrej et Marrakech avec notamment les Boucetta, El Khalifa et El Ouafa.

Ahmed Khalil Boucetta, fils de l’ancien secrétaire général M’hamed Boucetta. Architecte, il a fait toute sa carrière dans l’ombre de son père. Il tente pour la première fois sa chance en politique en 1992, aux élections communales et fut élu. En 1997, il est élu député à la première Chambre. Il rempile en 2002, et sa troisième tentative, en 2007, se solde par un échec. Khalil Boucetta fut élu au Comité exécutif au 14e congrès et réélu au 15e.

Les potentiels

Abdelouahed El Fassi, Il a déclaré officieusement ne pas être candidat mais, s’il se présente, son élection fera l’objet d’un consensus général. Il présente néanmoins deux points faibles. D’abord, son patronyme : la famille El Fassi est régulièrement fustigée lors des manifestations des mouvements de la jeunesse. Le parti prendra-t-il le risque ? Autre point faible du candidat, son caractère jugé trop conciliant, mais qui pourrait être un atout si le Conseil national cherche l’homme du consensus.

Toufiq Hejira, Il a l’avantage de n’avoir aucun lien de parenté avec la famille El Fassi. Il a grandi dans le parti et connaît son fonctionnement et ses appareils, ce qui en fait l’homme le plus populaire de l’Istiqlal. Il est soutenu par la base du parti qui voit en lui un «roturier»  qui a accédé par la force de sa volonté au plus haut de la hiérarchie du parti.

Nizar Baraka, Arrivé cinquième à l’élection du Comité exécutif du parti à l’issue du 15e congrès, il est fortement soutenu par son beau-père qui voit en lui non seulement la continuation de son action, mais la garantie que ses trois mandats ne seront jamais revisités. Son point faible est justement ce lien de parenté avec Abbas El Fassi.

Mohamed Saad Alami, Bras droit de Abbas El Fassi et homme sûr du secrétaire général sortant. Tout comme Nizar Baraka, c’est une garantie d’immunité pour le SG. Son élection est peu probable, il ne fait pas le poids devant la jeune génération, mais il sera soutenu, s’il le faut par le clan de Abbas El Fassi.

Les alternatives

M’hamed El Khalifa, Son retour au-devant de la scène intrigue plus d’un. Ce ténor marrakchi de l’Istiqlal s’est éclipsé depuis le dernier congrès avant de refaire surface. D’aucuns voient en ce retour un signe de la volonté de l’homme de briguer le poste. Avec ses 72 ans, les militants qui demandent le rajeunissement lui feront-ils confiance ?

Mohamed El Ouafa, S’il se présente, il a de très fortes chances d’être élu, en raison de sa popularité et de son influence. Epoux de l’une des filles de Allal El Fassi et professeur d’économie, il est le candidat idéal. Membre du Comité exécutif depuis 1982 jusqu’à sa nomination en tant qu’ambassadeur en Inde en 2000 (ambassadeur aujourd’hui, au Brésil). Il a été secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne de 1976 à 1984 et président de l’Union générale des entreprises du Maroc de 1969 à 1973. 

Les invités surprise

Si le congrès décide d’amender la clause relatives aux deux derniers mandats au sein du Comité exécutif, d’autres personnalités rentreront de facto en lice.

C’est le cas de Yasmina Baddou, seule femme istiqlalienne à avoir décroché deux fois de suite un mandat de députée parlementaire. Elle a été classée troisième derrière Abdelouahed El Fassi et Toufiq Hejira aux dernières élections du Comité exécutif.
Karim Ghellab, le ministre du transport, également député, est lui aussi bien classé. Il est arrivé 4e aux élections du Comité exécutif.
Hamid Chabat, Il contrôle presque tous les appareils du parti, mais pour le moment, il ne semble pas intéressé par le poste.

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