Législatives 2016 – UC : Une charte plutôt qu’un programme

Une charte, voilà l’idée inédite avec laquelle l’Union constitutionnelle aborde les élections législatives du 7 octobre.

Le parti a sciemment choisi le format d’une charte afin de « traduire une vision pragmatique, rationnelle et opérationnelle des actions à mener en urgence, issues de recommandations pratiques de la part de l’ensemble des composantes du pays (partisans, experts, citoyens, entreprises, associations, etc.) ». L’UC se veut prudent et ne veut surtout pas faire des promesses qu’il ne saura pas tenir. « L’approche de projections numéraires classiques, et d’analyses stratégiques hors réalités du terrain, n’est aujourd’hui plus viable dans un contexte économique et social dégradé depuis 5 ans », explique-t-on auprès du parti. Se voulant un programme, sa charte s’articule, autour de 4 axes d’actions prioritaires et déclinés en 100 mesures clés. Ces mesures, insiste une UC qui se veut réaliste, constitueront un « corpus d’idées et de leviers à activer dans une prochaine coalition gouvernementale ». Sur le plan économique (1e axe) et dans une logique libérale, l’UC se focalise sur une plus grande efficacité de la dépense, à travers une meilleure orientation de l’action publique et son champ d’intervention. Il s’agit aussi d’impulser une dynamique de croissance afin d’accélérer la création d’emplois. De même l’UC veut reformer les règles du jeu économiques pour une réelle concurrence et créer un cadre fiscal incitatif à l’investissement, au gain de compétitivité et à la consommation. Sur le plan social, et c’est le deuxième axe, l’Etat doit recentrer son action sociale vers plus d’innovation et vers une approche rationalisée, estime l’UC. Cela, pour la rendre plus performante et protectrice auprès des populations les plus vulnérables mais surtout auprès de la jeunesse, garante de l’avenir du pays. Pour ce qui est de la gouvernance publique, le troisième axe, l’UC préconise la mise en place d’un Etat fort régulateur et facilitateur qui permettra de libérer l’ensemble des énergies créatrices et de dépasser les peurs et les angoisses actuelles. Il s’agit de mettre en place une politique volontariste qui vise le renforcement des institutions de l’Etat, afin d’assurer un véritable cadre de confiance pour les particuliers et les entreprises. Concernant le dernier axe qui est la gouvernance des territoires, l’UC estime que le système du pouvoir centralisé de l’Etat est à reconsidérer. Sur le plan institutionnel, il faut tendre vers une décentralisation et une déconcentration effective des plans de développement. Sur le plan politique, la gouvernance doit intégrer désormais les citoyens dans la décision publique et tendre vers la participation citoyenne locale, seule garante d’une véritable démocratie.