Le RNI hausse le ton, Akhannouch met les points sur les « i »

C’est un RNI plus ferme que l’on a vu, dimanche, à l’occasion de la session ordinaire du conseil national. Lors de cette session consacrée à la mémoire de feu Omar Bouaida, l’un des fondateurs du parti, Aziz Akhannouch, président du RNI, n’a pas mâché ses mots. Il a exprimé clairement la position de son parti sur certains points qui fâchent.

D’abord sur la question des grèves en série des commerçants, le chef de file du RNI persiste et signe, la position de son parti n’a pas changé. Oui, le gouvernement n’a pas consulté les premiers concernés, ni lors de la préparation du budget de 2014, ni lors de l’élaboration du PLF de 2019. Non, la responsabilité des actes du gouvernement notamment, ne doit pas être rejetée sur les ministres du RNI. Car c’est bien le chef du gouvernement qui supervise l’élaboration du projet de Loi de finances, c’est encore lui qui, après l’avoir dûment paraphé, le dépose au Parlement. Et au sein de l’institution législative, c’est la commission des finances, présidée pour un deuxième mandat par le PJD, qui examine en premier et approuve le projet de Loi de finances, avant de soumettre en vote en séance plénière. Une fois ce point clarifié, le président du RNI passe au suivant. A savoir que le conseil du gouvernement n’est pas fait pour commenter les déclarations des chefs de partis qui composent la majorité gouvernementale. Autrement, souligne Aziz Akhannouch, si l’on s’attardait, lors des conseil du gouvernement, sur les déclarations et sorties médiatiques des responsables et dirigeants du PJD et leurs attaques envers les autres partis de la coalition gouvernementale, une semaine n’aurait certainement pas suffi. De toutes les manières et quelles que soient les attaques dont il ferait l’objet, le RNI continuera sur sa lancée et sur « La voie de la confiance » qu’il s’est tracée lors de la dernière session du conseil national tenue en février 2018 à Agadir. « J’ai toujours conseillé aux membres du parti de foncer, de ne regarder ni à gauche, ni à droite. Mais en ayant toujours en tête notre slogan : « Agharas agharas » », a encore une fois lancé le président du parti aux membres du conseil national.