Benchamach évite in extremis le blocage de la deuxième Chambre

Les instances ont été finalement constituées.

Apeine réélu à l’écrasante majorité des membres de la 2e Chambre, Hakim Benchamach devait superviser l’élection du reste du bureau et des présidents des commissions. Dans la pratique, c’est une simple formalité, puisque les postes de responsabilité au sein de la Chambre sont répartis au prorata entre les groupes. Cette pratique est cependant peu orthodoxe, puisque la Constitution, principalement l’article 63, parle d’«élection» des membres du bureau et des présidents de commissions permanentes et donc de candidats et de votes. Donc ce qui relevait d’une pratique formelle allait se révéler un peu plus complexe.

A l’heure où nous mettions sous presse, ces instances n’avaient pas encore été formées. Et pour cause, d’abord au sein de la CGEM où un changement de «candidat» à la vice-présidence, décidé par le groupe, n’a pas été accepté par certains membres. Il s’en est suivi toute une campagne médiatique contre le président de la Chambre. Il a fallu que le groupe du patronat réagisse fermement pour rétablir la vérité. Ce problème ayant été surmonté, un autre surgit : les rivalités au sein de l’UMT qui menaçaient de lui faire perdre sa qualité de groupe. Cela devait non seulement rompre les équilibres installés au sein de la Chambre, avec ses trois principales composantes dont les syndicats et le patronat, mais également bloquer la constitution du bureau, le groupe, ou à défaut le groupement, parlementaire de l’UMT n’étant pas encore officiellement constitué.
D’après des sources parlementaires, le président de la Chambre a dû manœuvrer avec délicatesse pour débloquer la situation juste avant l’expiration des délais légaux fixés pour la formation des instances de la Chambre. Au final, les deux conseillers de l’UMT, Mohamed Zeroual et Rachid El Menyari, à l’origine de ce blocage, puisqu’ils refusaient de signer sur la liste du groupe, ont fini par céder. Le groupe parlementaire a finalement pu être constitué.