L’optimisme ne se décrète pas, mais…
2 novembre 2018
Nabila Fathi (41 articles)
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L’optimisme ne se décrète pas, mais…

Ceux qui ont le pouvoir et les moyens d’agir et qui brassent des milliards de dirhams, ceux-là n’ont pas le droit de manquer d’optimisme. C’est le Maroc qui les a faits et ils lui doivent d’être dans un état d’esprit positif.

Oui. L’optimisme ne se commande pas.
Quand le Marocain lambda tire le diable par la queue, qu’il n’arrive pas ou difficilement à joindre les deux bouts, on peut comprendre que son moral ne soit pas au beau fixe tous les jours. Qu’il abandonne par moment. Qu’il crie haut et fort son désarroi et parfois le manque de visibilité qui lui bouche l’horizon. Quand il s’exprime ainsi, c’est aux politiques de lui donner des raisons d’y croire. Et des raisons, peut-être qu’il y en a qui tiennent la route, qui peuvent convaincre ce citoyen en perte de repères. Certainement.

Mais tous les autres qui baignent dans le monde des affaires, qui ont le pouvoir et les moyens d’agir et qui brassent des milliards de dirhams, ceux-là n’ont pas le droit de manquer d’optimisme. C’est le Maroc qui les a faits et ils lui doivent d’être dans un état d’esprit positif. Il est de leur responsabilité d’être des relais d’espoir, de créer ce cercle vertueux – tout simplement car ils en ont la capacité – et de donner à leurs discours et actions une tonalité positive et rassurante. Et pour cause, ces acteurs connaissent parfaitement les ingrédients qui ne doivent pas manquer et savent que le monde des affaires et l’économie d’une manière générale ont besoin de stabilité et de confiance pour avancer à pleine vitesse. Sombrer dans le fatalisme ou au mieux préférer rester inactifs en attendant une éclaircie totale est incompatible avec leur statut de locomotive.

Cet optimisme, ils doivent l’exprimer dans le langage du business, en investissant, en prenant des risques et en communiquant sur leurs actions. L’effet boule de neige s’occupera du reste.

Et si cet état d’esprit confiant est naturel dans les moments de grâce, il doit également l’être dans des moments difficiles. Surtout dans des moments difficiles. C’est cela aussi le rôle des décideurs.

Nabila Fathi

Nabila Fathi