Du modèle de société rural
19 octobre 2018
Nabila Fathi (41 articles)
Partager

Du modèle de société rural

Le citoyen rural est un citoyen à part entière. Il a droit aux mêmes prestations que le citadin. Et c’est le sens même du concept de classe moyenne rurale.

C’est un constat sans appel. La poussée démographique du monde urbain est à peine contrebalancée par la création d’emplois dans les villes. Et donc mécaniquement, si l’on considère que tous ceux qui sont à la recherche d’emploi dans le pays ne peuvent en trouver qu’en ville, cela reviendrait à mettre en place ou alimenter une machine à créer des chômeurs.

Que faire dans ce cas ? Un seul choix demeure possible. Faire coexister deux modèles de société, l’un propre aux villes, l’autre au monde rural. Ce dernier permettrait de mettre en place les mécanismes capables de maintenir les populations rurales dans leurs campagnes et plus encore d’en faire des citoyens épanouis.

Car ne l’oublions pas. Le citoyen rural est un citoyen à part entière. Il a droit aux mêmes prestations que le citadin. Et c’est le sens même du concept de classe moyenne rurale. Pour faire simple, elle peut être définie en tant que classe moyenne qui bénéficie des avantages et prestations aujourd’hui acquis pour son homologue urbaine, c’est-à-dire une éducation correcte (malgré toutes les critiques qu’on pourrait lui adresser), un établissement de santé équipé et se situant à proximité, une ouverture sur la culture et les loisirs, un accès aux produits bancaires et financiers in situ…

Créer la classe moyenne, ce n’est pas seulement créer une activité économique, ce qui est un préalable, mais également mettre en place tout l’environnement auquel aspire cette population dont le degré d’exigence ne cesse d’évoluer. Encore une fois tout comme chez son homologue urbaine.

Ce dispositif permettrait le relèvement du niveau de vie du citoyen rural. Et c’est le fond du message du Souverain en marge de la séance d’ouverture du Parlement.

Et qui sait, peut-être qu’un jour le développement du rural sera tel qu’on pourrait inverser le flux migratoire, vers une campagne qui pourrait contribuer à la décongestion de villes au bord de l’asphyxie.

Nabila Fathi

Nabila Fathi