L’UE inflige à Nike une amende de 12,5 millions d’euros

La Commission européenne a infligé lundi à l’équipementier sportif américain Nike une amende de 12,5 millions d’euros pour avoir limité les ventes transfrontalières en Europe de produits dérivés, comme les maillots ou écharpes aux couleurs d’une équipe de foot.

« Nike a empêché de nombreux preneurs de licence de vendre ces produits dans un autre pays, ce qui a entraîné une diminution du choix et une augmentation des prix pour les consommateurs. Cette pratique est illégale au regard des règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles », a expliqué la commissaire européenne chargée de la politique de concurrence, Margrethe Vestager dans un communiqué.

Et d’ajouter que « la décision de ce jour permet de veiller à ce que les détaillants et les consommateurs puissent profiter pleinement d’un des principaux avantages du marché unique: la capacité de faire son marché dans toute l’Europe à la recherche d’un plus large éventail de produits et des meilleurs prix ».

En juin 2017, la Commission européenne avait ouvert une enquête sur certaines pratiques d’octroi de licences et de distribution de Nike, afin d’évaluer si cette dernière limitait illégalement la possibilité pour les vendeurs de vendre des produits dérivés par-delà les frontières et en ligne au sein du marché unique de l’UE.

A l’issue de cette enquête, la Commission a conclu que « les pratiques illégales de Nike, qui ont duré pendant environ 13 ans (du 1er juillet 2004 au 27 octobre 2017), ont segmenté le marché unique et empêché les preneurs de licence en Europe de vendre les produits par-delà les frontières, au détriment, en fin de compte, des consommateurs européens ». Elle estime que ces pratiques ont eu « une incidence variable sur les produits dérivés sous licence aux couleurs de clubs comme le FC Barcelone, Manchester United, la Juventus, l’Inter Milan et l’AS Rome, ainsi que de fédérations nationales comme la Fédération française de football ».

Nike a obtenu une réduction de l’amende de 40% pour avoir coopéré avec la Commission européenne.

(Avec MAP)