Gabon : des militaires s’emparent de la radio d’Etat

Un groupe de militaires a appelé lundi 7 janvier au petit matin, à un soulèvement au Gabon, dans une apparente tentative de coup d’Etat, visant la prochaine formation d’un « Conseil national de restauration » de la démocratie en l’absence du président Ali Bongo Ondimba absent du pays depuis plus de deux mois après un AVC.

Des coups de feu ont été entendus au même moment par l’Agence France-Presse autour de la Radiodiffusion-Télévision Gabonaise (RTG), sur le boulevard Triomphal, dans le centre-ville. Des blindés des forces de sécurité gabonaises bloquaient, à 7 heures, l’accès à ce boulevard, a constaté un correspondant.

Le message appelant l’armée et la population à se soulever a été lu par un militaire qui s’est présenté comme le lieutenant Ondo Obiang Kelly, commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR). Il s’est dit président d’un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), jusque-là inconnu.

Trois militaires, coiffés des bérets verts de la GR et dont deux tenaient un fusil d’assaut, étaient visibles sur une vidéo de leur prise de parole circulant sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP.

Le mouvement « demande à tous les jeunes des forces de défense et de sécurité et à toute la jeunesse gabonaise de se joindre à nous », a déclaré le militaire en annonçant la prochaine formation d’un « Conseil national de restauration » afin de « garantir au peuple gabonais une transition démocratique ».

« Nous ne pouvons abandonner la patrie », a-t-il déclaré en jugeant « illégitimes et illégales » les institutions mises en place pendant l’absence du président Bongo.

(Avec AFP)

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