SOS Villages d’enfants fête les 10 ans de son établissement d’Agadir
5 décembre 2018
Malika Alami (54 articles)
Partager

SOS Villages d’enfants fête les 10 ans de son établissement d’Agadir

Plus de 113 enfants pris en charge, en dix ans, le village d’enfants SOS d’Agadir a enregistré une évolution du nombre de ses protégés et de son activité.

Tout juste, 60 chérubins à ses débuts. L’histoire de cet établissement qui célèbre aujourd’hui ses 10 ans est pour le moins très particulière. Dernier né en 2008 de cette ONG, c’est un modèle de travail en synergie et de cohésion entre cette entité et la société civile locale ainsi que nombre de collectivités et institutions tant publiques que privées, à l’échelle régionale.

Tout a commencé, lorsque la Fondation du Sud a proposé en 2006 aux dirigeants du réseau SOS Villages d’enfants d’implanter un établissement à Agadir, alors qu’un tel projet n’était au programme de l’association SOS villages qu’en 2025.

C’est ainsi qu’avec le soutient de la Fondation du Sud à travers un terrain et l’apport de plus de 75% du coût de sa construction que ce projet a vu le jour et créé une véritable dynamique dans la région en drainant le soutien d’autres institutions. De fait, c’est le seul établissement du réseau SOS Villages d’enfants à travers le monde, réalisé par les autochtones du lieu d’implantation, indique Driss Boutti, secrétaire général de la Fondation du Sud.

L’établissement SOS villages d’enfants d’Agadir est aussi un exemple en termes d’intégration dans la communauté locale. Un projet pilote de familles d’accueil a été mis en place. De nombreuses familles extérieures au village ont ainsi accepté d’être des familles d’accueil pour certains enfants leur permettant de créer des liens avec leur environnement. Le directeur du village d’enfants SOS d’Agadir, Lahoucine Talibi, s’est dit très heureux de l’épanouissement que cette démarche a généré dans le milieu des enfants. ‘’J’ai de très bons échos de la part de l’extérieur, que ce soit de la part des professeurs d’école des enfants ou leurs moniteurs et encadrants d’activités parascolaires’’, souligne le directeur de l’établissement.

Aujourd’hui, il reste bien sûr des challenges à relever. ‘’Le village d’Agadir avance bien grâce au soutien de ses amis et partenaires mais les challenges restent présents’’, souligne Béatrice Beloubad, directrice nationale SOS Villages d’enfants Maroc. L’établissement d’Agadir doit en effet parvenir à l’autofinancement au niveau régional pour pérenniser la prise en charge des enfants qu’il soutient déjà, mais aussi en accueillir des nouveaux. Pour y arriver, il s’agit pour les dirigeants de cette institution de faire adhérer des entreprises à leur cause en leur proposant des parrainages maison, c’est-à-dire que des acteurs privés prennent en charge le fonctionnement d’une famille SOS. Pour atteindre l’autofinancement de l’établissement d’Agadir, l’ambition des dirigeants de l’association serait aussi, de pouvoir bâtir un immeuble sur le terrain attenant au village pour y créer des activités génératrices de revenues. Autant de challenges qui pourraient bien être relevés puisque la solidarité locale continue à fonctionner.

Malika Alami

Malika Alami