Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley
4 août 2011
Sana Guessous (306 articles)
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Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley

Extrait :
«Toute découverte de la science pure est subversive en puissance. Toute science doit parfois être traitée comme un ennemi possible».

– Auteur : Aldous Huxley, romancier et essayiste britannique
– Edition : Livre de poche
– Année : 1932
– Nombre de pages : 285
Prix : 55 dirhams

 

 

Le mieux est l’ennemi du bien, écrivait Voltaire dans «la Bégueule», en 1772. Imaginez alors ce que pourrait être «Le Meilleur des Mondes» d’Huxley. Une Humanité débarrassée du hasard, blindée contre la nature et ses coups de tête. Embryon, vous baignez dans une éprouvette. Vous y êtes littéralement fabriqué. On vous y injecte des fluides qui façonnent votre corps et votre esprit. Fœtus, vous appartenez déjà à un groupe, à une caste. Si vous naissez Alpha, vous serez instruit, plein de muscles et de charisme. Vous dirigerez le monde. Si vous macérez dans un tube à essai Epsilon, vous serez inculte, trapu, repoussant. Toute votre vie, vous manipulerez une grue de chantier. Enfant, vous ne vous connaissez pas de parents. Une voix monocorde vous berce pendant que vous dormez. Inlassablement, elle vous assène des leçons qui conditionnent vos habitudes, votre manière d’être. Le Soma, une drogue dépourvue d’effets secondaires, vous est prodiguée pour vous immuniser contre le chagrin. Dans ce chef-d’œuvre visionnaire, affolant de beauté, Aldous Huxley décrit une société tyrannique, recouverte d’une laque de démocratie. Engourdis par la consommation et les distractions, les êtres opprimés chérissent leur servitude.

Sana Guessous

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