Un décideur sur quatre accepte une mobilité à  un niveau de salaire identique ou plus faible

21% des décideurs ont changé de poste et/ou d’entreprise en 2013 au niveau mondial. La durée moyenne dans un poste est de 3,8 ans.

Le cabinet Deloitte et Nomination, acteur spécialisé dans les services B to B, viennent de publier la 7e édition de MobiCadres, le baromètre de référence sur la mobilité des cadres. Cette étude, réalisée auprès d’un panel de plus de 5 800 décideurs, analyse les principaux mouvements et raisons de la mobilité chez les cadres en 2013 mais également leurs attentes en termes de rémunération, de missions et de carrière. Il s’agit de décideurs évoluant au sein d’entreprises de toutes tailles, françaises ou internationales, ayant une activité en France ou s’étant expatriés à l’étranger.

Il en ressort que la mobilité en 2013 résiste à la morosité. Ainsi, 21% des décideurs ont bougé cette année, 81% se disent à l’écoute du marché et 4 sur 10 envisagent une mobilité à moyen terme.

La reprise de la mobilité externe constatée en 2012 se confirme, elle gagne 2 points (49%) en 2013 au détriment de la mobilité interne (51%). Elle est plus marquée dans les petites entreprises (61%) à l’inverse des grands groupes où 70% des dirigeants s’appuient sur de la mobilité interne. La mobilité externe semble apporter une plus grande satisfaction : l’indice de satisfaction progresse de deux points par rapport au poste précédent et perd 1 point dans le cadre d’une mobilité interne (16% contre 15%).

La durée moyenne dans un poste est de 3,8 ans, signe que les entreprises et les cadres sont soucieux de maintenir la motivation et les compétences. Naturellement, elle augmente avec l’âge avec une moyenne de 4,8 ans pour les seniors.

Saisir les nouvelles opportunités de croissance durable et gérer des risques accrus amènent les DRH à être davantage sollicités par les directions qui les impliquent toujours plus dans la stratégie d’entreprise et les incluent plus en amont des processus. L’effet sur la mobilité est notable puisqu’en 2013 la proportion des DRH qui ont évolué vers la Direction générale est en hausse de 7 points (13% versus 6%) au détriment de la fonction finance qui perd 12 points à 15 % en 2013 (contre 27% en 2012).
La mobilité est motivée principalement par la volonté d’étendre son champ de responsabilités (+15 points à 68% par rapport à 2012) et de disposer d’une perspective d’évolution de carrière (+7 points à 40% par rapport à 2010). La rémunération n’arrive qu’en 5e position.

Selon les responsables de l’enquête, il est admis que le pourcentage d’augmentation en cas de mobilité apparaît comme inversement proportionnel à l’âge. Il se situe entre 10 et 15% pour les moins de 35 ans et il atteint tout juste

1 à 5% pour les plus de 55 ans. Le point d’équilibre apparaît être autour de 45 ans, seuil où la mobilité vient à baisser.
D’autre part, il apparaît qu’un décideur sur quatre admet avoir accepté une mobilité à un niveau de rémunération équivalent ou inférieur. L’intérêt du travail, le développement de carrière, l’équilibre de la vie professionnelle/personnelle sont autant de leviers de rétribution globale qui font qu’un décideur accepte ou pas une baisse de salaire.