soft skills : Avis de Adil Chaouki, DRH dans un groupe pharmaceutique
30 septembre 2016
Brahim Habriche (1973 articles)
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soft skills : Avis de Adil Chaouki, DRH dans un groupe pharmaceutique

A travers la motivation, on détecte rapidement les soft skills des candidats.

Face à l’évolution des marchés, aux nouvelles donnes de la société, certaines compétences se sont développées. Ils s’agit en l’occurrence des compétences comportementales. Ce sont d’ailleurs ces qualités humaines que recherchent les recruteurs lors des entretiens.

Beaucoup d’entreprises ont pris conscience d’identifier des soft skills chez les collaborateurs, en amont lors des phases de recrutement, mais aussi de les nourrir durant leur carrière professionnelle.

J’ai eu la chance de travailler dans des multinationales où cette question de soft skills est primordiale.

A travers des assesment centers, nous arrivons à observer, dans le cadre de tests, jeux de rôles et mises en situation collectives, plusieurs candidats et de distinguer rapidement ceux qui sont à fort potentiel. Leur façon de gérer l’évaluation collective, de se comporter face à la «compétition» d’autres candidats, permet d’évaluer certaines aptitudes comportementales difficiles à déceler dans le cadre d’entretiens classiques.

Les résultats obtenus permettent à l’entreprise d’avoir une cartographie générale des compétences existantes au sein de leur corps social et des compétences à développer en priorité.

Idem dans le cadre de promotions ou des concours internes, nous arrivons à détecter au sein des effectifs les candidats les plus aptes à occuper un poste vacant ou de nouveaux postes créés dans l’organigramme.  L’assessment permet d’effectuer une évaluation comparative des compétences et potentiels entre plusieurs candidats et -comme dans la démarche de recrutement externe- d’évaluer les plus aptes à occuper le poste en question…

Sinon, pour revenir aux soft skills, je pense que certains d’entre-eux sont universels et importants dans le monde où nous vivons.

Il s’agit d’abord de l’anticipation. Parce que le monde évolue rapidement, le manager est soumis à une pression concurrentielle, mais aussi médiatique, sociétale, réglementaire, permanente, qui le force à réagir en temps réel au risque de se trouver dépassé. Ce qui pousse aujourd’hui certains managers à anticiper les événements et non pas à les subir.

Tout comme l’anticipation, la réactivité est aujourd’hui indispensable. Elle doit être immédiate, quitte à ne pas prendre en compte toutes les options possibles.

La troisième compétence n’est autre que l’adaptation. Aujourd’hui, on passe notre temps à analyser les process, l’organisation, les méthodes de travail, l’environnement externe…Il faut se dire que le monde est ce qu’il est et, en fin de compte, savoir s’adapter.

Après, on peut ajouter également l’esprit critique, l’innovation, l’esprit de challenge…

Enfin, je mets l’accent sur la question de motivation parce que justement c’est le moteur qui influence le comportement d’un individun

Brahim Habriche

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