17 février 2006
Brahim Habriche (1949 articles)
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Diorh passe au peigne fin 43 entreprises et 120 fonctions

Pour la première fois, l’enquête s’intéresse de plus près aux avantages sociaux

La part variable devient de plus en plus importante.

Laneuvième édition de l’enquête de rémunération du cabinet Diorh vient de sortir. L’échantillon porte sur 43 entreprises, retenues en fonction de leur attractivité et de leur image sur le marché de l’emploi. Les multinationales y prennent une grande part puisqu’elles occupent 93% du panel, contre seulement 7% pour les entreprises nationales. L’enquête couvre également plus de 120 fonctions de tous niveaux hiérarchiques.
«Les entreprises n’utilisent plus uniquement les enquêtes pour se positionner sur le marché, mais cherchent aussi à se positionner en termes de postes et ce dans un souci de fidéliser les postes clés», explique Essaid Bellal, DG du cabinet Diorh. Les systèmes d’individualisation des salaires sont également à l’ordre du jour puisque 71 % du panel a déjà mis en place ce genre de système.
Côté structure du salaire, la part variable gagne des points. Elle serait de 20% pour un cadre, voire 50% pour certaines fonctions. Pour 2006, près de 68 % des entreprises envisagent d’augmenter la part variable avec une extension des bénéficiaires. Une orientation vers des objectifs davantage qualitatifs est de plus en plus souhaitée dans 46% des cas, alors que 29% des entreprises s’attendent à de forts écarts de primes entre individus.
Pour la première fois, l’enquête s’intéresse à l’étude des avantages sociaux. Les primes de transport et de représentation sont les plus courantes avec respectivement 97% et 79% des cas. D’autres primes, notamment celles de logement, scolarité, vacances, pèlerinage, naissance… sont davantage prises en compte dans la fiche de paie. Pour le must, certaines vont jusqu’aux stocks-options ou encore au plan de retraite. A noter que même les travailleurs non permanents ont de plus en plus accès à des avantages sociaux autres ceux de base (13e mois, prime de Aïd El Kébir, transport…).

Commerciaux, financiers et directeurs qualité sont les mieux traités du point de vue des salaires
Par catégorie professionnelle, le salaire annuel global moyen pour un staff d’encadrement est de 410 397 DH bruts annuels alors qu’il est de 115 686 DH pour un employé, ouvrier, technicien et agent de maîtrise. Par niveau de formation, le salaire est de 208 673 DH pour un Bac+2, 322 025 DH pour un Bac+4 et plus de 400 000 DH pour un Bac+5 et plus.
Par fonction, on note une progression de 12 % de la rémunération des directeurs financiers. Le salaire moyen passe de 839 330 DH en 2004 à 953 312 DH en 2005. Autre fonction en forme, les directeurs qualité. Leur salaire est passé de 565 781 à 623 592 DH, soit une progression de 9 %. Les DRH, pour leur part, passent de 795 548 à 839 887 DH bruts annuels, soit une progression de 5 % durant la même période.

En revanche, la fonction informatique recule. On n’en est plus à la frénésie des années 90.
Concernant les jeunes diplômés, il faut noter que le potentiel et la personnalité du candidat sont de plus en plus déterminants dans la rémunération. La formation de base ou la notoriété de l’école arrivent en second lieu. Les salaires se situent dans une fourchette de 40 000 (bac+2) à 250 000 DH bruts annuels (DESS, DEA, doctorat). Tout dépend aussi du secteur ou de la politique salariale de l’entreprise.