« Mon manager est un battant, mais il nous donne des ordres contradictoires ! »

On dit que je suis une personne enthousiaste et très impliquée dans son travail. Mais depuis que j’ai été nommé dans un nouveau département, je suis moins motivé. Notre manager est un «battant» mais il n’arrête pas de nous donner des ordres contradictoires. Je dis bien des ordres parce qu’il n’applique pas un «management collaboratif». Bien au contraire.
De plus, je ne sais pas s’il est lunatique ou s’il est de mauvaise foi, mais il arrive très souvent qu’il se contredise et rejette la responsabilité sur nous ! Du coup, j’ai envie de changer d’air.

Que me conseillez-vous ?

Bien longtemps avant les Aztèques, il y avait les Toltèques. Et cette population avait l’habitude de dire que parfois, nous avions «l’esprit mitote», c’est-à-dire l’esprit confus avec une visibilité très faible sur notre environnement et une perte de repères.

Pour retrouver sérénité et «bon jugement», ils décidèrent de «signer» 4 accords, que l’on appelle depuis «les 4 accords des Toltèques» :

1- Que votre parole soit impeccable
2- N’en faites pas une affaire personnelle
3- Ne faites pas de suppositions
4- Faites toujours de votre mieux

En «signant» ces 4 accords avec vous-même, vous allez très probablement vivre cette situation différemment et surtout lever ce brouillard épais qui s’abat sur vous dès que vous arrivez à votre travail.

Ainsi, décidez une bonne fois pour toutes que vous ne tomberez pas dans ce piège à nombreux vices qu’est la médisance, ou encore que vous ne prendrez pas personnellement les agissements de votre manager qui «est comme il est», que cela soit avec vous ou avec d’autres, car il n’a sans doute pas connu d’autre «modèle» de management que celui qu’il adopte depuis des années.

Documentez les «ordres»

Personne n’aime entrer dans la spirale du «tout-écrit pour se protéger» mais dans votre cas, il s’agit surtout de permettre à votre manager d’y voir plus clair (lui aussi doit avoir besoin des 4 accords toltèques) dans le travail de son équipe et avoir ainsi une vue d’ensemble des projets en cours.
Aussi, une fois par semaine, prenez l’habitude de lui envoyer un très bref (le degré d’attention de ce type de manager est très court en général : ne vous perdez pas dans des détails inutiles qu’il ne lira pas) état des dossiers en cours et des «délégations» nouvelles de la semaine en les priorisant.
En faisant cela, certes vous vous «protégerez» de sa «délégation lunatique», mais, surtout, vous pourrez ainsi revoir avec lui certaines priorités et en valider/infirmer d’autres.

Dopez votre résistance

Nous nous apercevons que bien souvent, nous apprenons beaucoup plus de nos expériences professionnelles «difficiles» que de celles qui ont été un long fleuve tranquille.
Ce type d’expérience renforce notre détermination, notre volonté et notre capacité à résister dans un environnement fait de pressions et de frustrations.

Et nous apprend aussi quel type de manager nous ne voudrions surtout pas être d’ici quelques années !

Je sais que la solution la plus «facile» (même si c’est une décision souvent très complexe à prendre mais qu’il faut prendre si nous sentons être plus affaibli qu’autre chose) serait de quitter le navire. Mais, comme dans un entraînement sportif, vous le savez, nous ne commençons à faire des progrès que lorsque nous poussons nos limites au-delà de ce que nous pensions pouvoir faire.

Alors si vous essayiez encore un peu ?