Les entreprises familiales confiantes, performantes, et prêtes à innover

72% des dirigeants interrogés sont confiants ou très confiants concernant leurs perspectives économiques. Pour plus d’un tiers des entreprises, la «guerre des talents» constitue un défi majeur.

Le cabinet KPMG et European Family Businesses ont publié récemment la 5e édition du baromètre européen des entreprises familiales. Ce baromètre mesure les niveaux de confiance des entreprises familiales à travers l’Europe, sur la base d’une enquête menée entre le 1er mai et le 30 juin 2016.

Il en ressort que le marché des entreprises familiales confirme sa bonne santé : 54% des entreprises interrogées annoncent une augmentation de leur chiffre d’affaires cette année, et 83% prévoient une croissance supérieure pour l’année prochaine. Une tendance positive qui n’est cependant pas épargnée par des disparités entre les entreprises, selon leur taille.

L’innovation, 3e priorité après la rentabilité et la croissance du chiffre d’affaires

Si 74% des grandes entreprises voient leurs ventes augmenter, le chiffre atteint 57% chez les entreprises de tailles intermédiaires (ETI); il passe à 47% pour les petites entreprises.

De même que 72% des dirigeants interrogés sont confiants ou très confiants concernant leurs perspectives économiques pour les douze mois à venir (17% sont «très confiants» ; 55% «confiants»). S’il s’agit d’une légère baisse par rapport à 2015 (perte de 3 points), les entreprises familiales évoluent dans une dynamique de confiance positive : 54% des entreprises se déclaraient confiantes en 2013, contre 70% en 2014. Ce climat s’explique par divers facteurs, notamment la maturité croissante des entreprises familiales et le contexte favorable en termes de financement.

L’humain et l’innovation constituent l’un des plus importants moteurs de la réussite des entreprises familiales. L’importance croissante de ces deux facteurs de réussite explique le niveau élevé de dépenses d’investissement qui leur sont dédiées. Si les grandes priorités des entreprises familiales sont assez logiquement celles de la rentabilité et du chiffre d’affaires (respectivement 57 et 34 % des réponses), l’innovation se taille une part de choix sur le podium de 2016 : elle est citée par 25% des répondants comme la 3e priorité identifiée pour leur entreprise. Elle est suivie de près par l’internationalisation et la recherche de talents.

Guerre des talents, instabilité politique et concurrence accrue :

les défis majeurs

La «guerre des talents» est identifiée comme l’une des trois principales difficultés des entreprises familiales (37%), à égalité avec l’instabilité politique (37%) et la concurrence accrue (36%).

Si elle a gagné en importance au cours des quatre dernières éditions du baromètre -en 2013, elle ne figurait pas parmi leurs cinq principales sources d’inquiétude- cette course aux talents constitue véritablement en 2016 le plus grand défi des entreprises familiales.

Les dirigeants d’entreprises familiales savent que l’humain est leur principal atout. Pour dénicher et retenir les talents, ils consacrent une part significative de leurs dépenses aux nouvelles embauches et à la formation. Les performances futures des entreprises, et notamment celles des plus petites d’entre elles, pourraient en effet être affectées par leur difficulté à attirer des talents. Parmi les répondants indiquant avoir un plan d’investissement (73%), les investissements menés en faveur du recrutement et de la formation arrivent en 3e position (47%).

Entre transmission familiale et ouverture vers l’extérieur: Comment trouver la juste combinaison ? Résolument tournées vers l’avenir, les entreprises familiales se posent la question logique de la transmission : leur stratégie principale vise à faciliter la transmission de la direction opérationnelle à la nouvelle génération (18%); la 2e préoccupation stratégique concerne le recrutement d’un PDG extérieur à la famille (10%). Si 74% des entreprises familiales emploient des cadres dirigeants extérieurs, l’objectif est d’arriver à l’équilibre famille/externe qui fonctionnera le mieux. Un autre chiffre qui confirme cette tendance : 92% des entreprises familiales accordent une grande importance à la communication intergénérationnelle au sein de l’entreprise.

Source : kpmg france