« Je suis moins bien payé que les nouveaux ! »

Je fais partie, comme on dit, « des pionniers », ceux qui ont démarré l’entreprise et surtout ceux qui n’ont pas compté leur temps pour atteindre des résultats qui, à l’époque, étaient beaucoup plus difficiles à atteindre qu’aujourd’hui. Depuis quelques mois, notre boss a recruté de nouvelles – jeunes- personnes, et j’ai appris (tout finit par se savoir chez nous) que certaines étaient payées jusqu’à 40% plus que nous, les anciens ! On m’a bien expliqué des tas de choses pour justifier cette injustice, on nous a parlé aussi d’un nouveau système d’évaluation de la performance, mais je ne comprends toujours pas et je suis très démotivé de voir comment mon entreprise « récompense » les gens comme nous…

Que me conseillez-vous ?

Je comprends que cette situation soit vécue comme une injustice de votre part.
Car, voir de jeunes recrues être rémunérées pratiquement au double de votre salaire n’est pas chose facile. Mais, aujourd’hui, l’ancienneté n’a pas la même «valeur» qu’il y a 40 ans où il était très courant de faire toute sa carrière professionnelle dans la même entreprise. De nos jours, la durée d’un travail dans la même entreprise dépasse rarement cinq années, car, en général, les collaborateurs autant que les employeurs ressentent le besoin de changer d’environnement surtout lorsqu’ils en ont «fait le tour». Il en résulte ce type «d’injustice» de traitement salariale, car le niveau de départ de rémunération de ces jeunes recrues est bien plus élevé que celui des anciens. D’un autre côté, vos clients changent et rajeunissent ! Vos concurrents affinent de plus en plus leurs offres, et c’est pourquoi une entreprise a besoin de recruter de nouvelles compétences, technicités et comportements.
Schématiquement, nous passons par 4 phases en termes de compétences :

• l’apprentissage théorique, reçu lors de notre parcours académique ;
• la confrontation de cet apprentissage avec le «terrain»;
• le développement de nos compétences par la formation, l’expériences, nos erreurs et nos réussites ;
• la stabilisation dans notre zone de confort.

Et si nous n’ajoutons pas «un point 5» à ce cycle, c’est là que nous commençons à faire du surplace et à voir notre carrière professionnelle plafonnée. Or, quel que soit le secteur d’activité dans lequel vous travaillez, il est de plus en plus nodal pour une entreprise d’innover pour être «deux temps d’avance» face à la concurrence.
Et si elle ne trouve pas ces compétences au sein de son équipe, elle se doit de les recruter.

Injustice ou chance ?

Vous avez la chance d’être dans une entreprise qui se remet en question et cherche à évoluer dans le bon sens, c’est-à-dire celui de son marché. Et qui a mis en place un système d’évaluation (et de reconnaissance) des performances. Car ce «train de modernité» n’est sûrement pas réservé uniquement à ces jeunes recrues. Alors plutôt que d’exiger une augmentation de salaire sur la seule base de votre ancienneté (ce qui appartient à un passé révolu), décidez que vous allez devenir l’un des collaborateurs les plus performants de l’entreprise !
Comment ?
En développant de nouvelles compétences !
Vous êtes commercial, et vous connaissez parfaitement vos clients mais vous n’avez pas de notion de marketing et vos techniques de vente datent du siècle dernier ?
Inscrivez-vous à une formation, sortez en double commande avec un «jeune commercial», et apprenez de lui.
Aujourd’hui, votre entreprise vous donne l’opportunité d’être rémunéré pour vos réels résultats mais aussi, et surtout, de passer à l’étape 5 du cycle de vie de vos compétences : n’ignorez pas cette chance et foncez !
Car lorsque la compétence rencontre l’expérience, cela donne un résultat qui mérite toutes les augmentations de salaire !