« Je n’arrive pas à me déconnecter de mon travail »

Le métier que je fais me passionne, mais au bout de 3 ans d’un rythme incroyable, je commence à être fatigué. D’autant que mon n+1 nous sollicite en permanence : le week-end, et parfois même la nuit ! Maintenant, je suis devenu quasiment un étranger pour ma famille, départ tôt le matin et retour tard le soir, le téléphone toujours collé à l’oreille !

Que me conseillez-vous ?

On parle de plus en plus du «droit à la déconnection», qui consiste à ne plus envoyer ni recevoir d’email, appels, messages et autres du travail. En effet, toutes les études le démontrent : le fait d’être en permanence connecté, joignable et disponible pour son travail est révolu car contre-performant ! Maintenant, quelle est la part de ce que l’on vous impose et celle où vous avez LE CHOIX ? C’est là la question à se poser. Prenez le temps d’y réfléchir, car à force d’être dans cette logique, on oublie que, par exemple, il est vraiment inutile de répondre à cet email sans importance à 21h en plein dîner familial : n’est-ce pas ?

C’est vous qui décidez !

«Vous ne comprenez pas, dans notre métier, c’est différent»…
Voici l’argument le plus courant qui est présenté quand nous expliquons qu’une autre manière de travailler est possible… Si, en effet, il existe des secteurs d’activités où certaines personnes doivent être «on duty», le hic c’est lorsque ce duty devient permanent! Si l’effet start-up s’y prête, et même avec enthousiasme, par des équipes encore en pleine forme, lorsque cet effet perdure dans le temps, il n’est plus viable et un autre modèle doit s’imposer.

Allez-y en douceur

Si vous avez décidé que vous souhaitez vivre autrement, alors, vous avez déjà fait un grand pas et vous allez rapidement en mesurer les avantages:
D’abord être plus disponible pour vos proches (faut-il perdre sa vie à la gagner ? Et ne pas voir ses enfants grandir justement parce qu’on travaille pour leur bien-être ?)
Prise de recul : couper avec le travail nous permet de vider notre «disque dur» et de revenir au bureau l’esprit plus serein et donc plus apte à prendre de la hauteur sur certaines situations et à identifier des solutions/innovations que l’on n’aurait jamais pu trouver en ayant «la tête dans le guidon». Reprendre du plaisir à votre travail : Avez-vous déjà pensé que votre job ne vous amusait plus autant, cette sensation d’être en roue libre, enchaînant de longues journées sans prendre de repos ? Ce moment-là précède celui où beaucoup de talents commencent à se dire qu’il est temps de changer de job ! Réagissez avant !
Mais une fois cette étape de prise de conscience passée, il vous faudra entamer votre «conduite de changement personnelle» en douceur. D’abord parce que vous ne réussiriez pas en opérant un virage à 180°. Ensuite parce que votre entourage et votre n+1devront s’adapter à votre nouvelle situation.

Une préparation de vos réunions pour aller à l’essentiel

Afin d’atteindre vos objectifs, mais aussi pour «rassurer» votre n+1 qui pense probablement que rester tard au bureau est synonyme de productivité.
Aussi, quelques idées pour cela :

Votre tableau de bord toujours «update» avec vos objectifs annuels, les demandes internes, les PV de réunions.
Une planification rigoureuse de votre journée avec une priorisation de vos tâches. Une chasse à vos voleurs de temps «impitoyable» (oubliez ce post intéressant sur Facebook qui va vous faire perdre 1h).
Un apprentissage du «non».
En adoptant ces idées (et en y rajoutant les vôtres), vous envisagerez votre vie professionnelle différemment, et serez même beaucoup plus performant !
Et qui sait ? Peut-être ferez-vous des émules au sein de votre entreprise ?
Allez : éteignez votre ordinateur et rentrez chez vous pour mieux y réfléchir !

A vous de jouer !