HR Access Solutions initie le premier baromètre RH dans le Maghreb

Réalisé auprès de 150 DG et responsables RH d’entreprises marocaines, algériennes et tunisiennes, le premier baromètre RH aborde plusieurs thèmes, parmi lesquels figure l’évolution de la fonction RH.

Le Maghreb disposera-t-il enfin d’informations sur les tendances des pratiques RH ? C’est désormais possible grâce au premier baromètre RH que vient de lancer HR Access Solutions, expert international de services et de solutions de gestion de ressources humaines.

Réalisé sur la base d’une enquête auprès de 150 DG et responsables RH d’entreprises marocaines, algériennes et tunisiennes, le premier baromètre RH aborde plusieurs thèmes, parmi lesquels figurent l’évolution de la fonction RH (pratiques, enjeux et poids dans l’entreprise), la perception de la direction générale sur la fonction RH, le poids de la technologie RH dans les investissements de l’entreprise, la plus-value procurée par la technologie dans la gestion quotidienne des RH ainsi que l’importance grandissante du climat social dans les entreprises. L’échantillon se compose à 77% d’entreprises privées et représente plusieurs secteurs d’activité (finance, industrie, télécoms, grande distribution…) et plusieurs tailles d’entreprises allant de 150 à 4 000 employés.

La fonction RH est amenée à s’améliorer surtout en développant les compétences des salariés

D’emblée, Raouf Mhenni, directeur général MEA de HR Access, plante le décor. «Une prise de conscience de faire évoluer la fonction RH est déjà dans les esprits des entreprises maghrébines. Toujours est-il qu’elle est en mal de reconnaissance selon les pays mais aussi selon les entreprises. Nous voulons à travers ce baromètre apporter une lecture des enjeux et challenges qui attendent les RH dans les années à venir et développer la réflexion sur la fonction».
Les premières conclusions du baromètre permettent d’avancer que 59% des DRH siègent au comité de direction de manière permanente. Ce qui est un acquis. Toujours est-il que DRH et DG n’ont pas souvent la même vision sur la stratégie de l’entreprise et les attentes prioritaires de chacun. Alors que pour les DG, il est important de développer les talents et d’être compatible avec la réglementation locale, les RH mettent avant tout l’accent pour la direction de protéger le climat social et d’augmenter la productivité des collaborateurs.

En ce qui concerne les enjeux RH, il est fort de constater que les priorités ne sont pas les mêmes dans les trois pays même si les préoccupations majeures restent identiques.
L’amélioration de la gestion des compétences ainsi que la fidélisation des talents sont prioritaires dans les trois pays, sauf que le développement de l’engagement est important au Maroc et en Tunisie alors que l’amélioration de l’appui aux managers opérationnels est plus souhaitée par les DRH algériens. L’enquête montre également que les trois pays font face au même dilemme, à savoir se protéger du turnover. Ce dernier serait de 11,3% en moyenne par an, allant jusqu’à 15% dans les entreprises à gros effectifs.

La fonction RH est aussi amenée à s’améliorer surtout en développant les compétences des salariés, à attirer et fidéliser les talents et à entretenir leur motivation. Dans la même lignée, les RH pensent que l’externalisation peut être un moyen d’améliorer les services rendus par la fonction RH. La gestion du recrutement et de la formation sont cités en premier lieu comme activité à externaliser.
Enfin, le baromètre montre également que les SIRH sont une nécessité pour la fonction. La gestion administrative, la paie et la rémunération sont les domaines les plus satisfaisants des SIRH implémentés.
De nouveaux services font également leur entrée comme le déploiement des self-services ou l’utilisation des réseaux sociaux.