Formation : de nouveaux métiers arrivent, il faut s’y préparer

La révolution numérique et la mondialisation des échanges n’ont pas cessé de remodeler la façon de travailler et par conséquent de transformer les métiers et les compétences. Certaines écoles tentent tant bien que mal de se rapprocher des entreprises pour améliorer l’employabilité des lauréats.

Il y a deux ans, EY, cabinet international spécialisé dans l’audit, et le réseau social LinkedIn publiaient une enquête sur la révolution des métiers. Menée auprès de 501 dirigeants d’entreprises dans 7 pays, l’étude montre que la révolution numérique et la mondialisation des échanges n’ont pas cessé de remodeler la façon de travailler et par conséquent de transformer les métiers et les compétences.

Aujourd’hui, de nouveaux métiers montent en puissance, d’autres s’essouflent ou disparaissent. Des appellations comme celles de community manager, responsable de centres de services partagés, datascientist, designer de services et bien d’autres étaient impensables il y a quelques années.

De même, les compétences techniques ne suffisent plus pour performer. Des qualités comme l’adaptabilité, la créativité, le sens critique, le sens de l’organisation… sont de plus en plus exigées dans le management moderne.Le Maroc n’est pas en reste. Les entreprises connaissent les mêmes problématiques, à savoir anticiper l’évolution des métiers, développer les compétences, adapter en permanence emplois et ressources, promouvoir la culture du résultat et de l’amélioration continue, entretenir l’engagement des équipes, développer la polyvalence…

Il reste qu’en début de chaîne, on est encore loin du compte. La question de l’adéquation entre les compétences enseignées et le monde du travail, et donc de l’insertion professionnelle des étudiants, se pose de façon aiguë. Il en résulte un niveau de chômage difficile à réduire

Les métiers du digital montent en puissance

Certaines écoles tentent  tant bien que mal de se rapprocher de l’entreprise avec le développement des stages, des junior entreprises ou des incubateurs pour répondre à la problématique de l’inadéquation des profils sur le marché de l’emploi. Et ces besoins évoluent.

Une récente enquête d’EM Lyon Business School Casablanca sur les tendances du marché de l’emploi (voir suite du dossier) montrent que si les métiers classiques comme ceux de la vente/relation client ou la comptabilité/finance restent plébiscités, d’autres comme les métiers du numérique et du digital occupent une place de plus en plus prépondérante. Mais il ne suffit pas d’être bon techniquement pour s’en sortir. Certaines compétences comme l’expérience à l’international, les capacités relationnelles et le sens de l’organisation sont plus jamais importantes sur le marché du travail.