El Ghanami : «Tout élu doit pouvoir bénéficier d’une formation au moins quatre fois par an»

Avis d’expert : Mohamed Kachchour El Ghanami, Vice-président de la commune rurale de Sisi, province de Chefchaouen.

Il est vrai que les élus locaux souffrent d’une mauvaise image auprès de leur communauté. Ils sont souvent traités d’illettrés, d’incompétents, d’opportunistes ou même de voleurs parce que très peu d’entre eux sont bien formés pour exercer convenablement leur travail.

A mon avis, la formation des élus est importante dans la mesure où elle permet d’élargir les connaissances et les expériences, et d’approfondir leur culture générale administrative et financière.
Cette formation doit être une dépense prioritaire pour la commune. Des responsables communaux bien formés prendront plus facilement des décisions et celles-ci pourront souvent faire des économies (ou éviter des dépenses injustifiées) à la commune.

Cette démarche est indispensable si on veut rendre aux électeurs et aux citoyens en général le service de qualité qu’ils sont en droit d’exiger de leurs élus. Une formation est toujours un enrichissement personnel et un plus pour la collectivité dans laquelle on siège

Il faut dire que les élus doivent être impliqués dans plusieurs domaines à savoir les questions juridiques, c’est à dire tout ce qui concerne le droit des marchés publics, les finances locales, l’organisation territoriale, l’intercommunalité…, et tout ce qui concerne l’urbanisme, les relations avec les associations de proximité, l’environnement… Même la communication est importante, entre autres, pour pouvoir gérer les conflits.
A mon avis, tout élu doit pouvoir bénéficier d’une formation au moins quatre fois par an.