Abdelhamid Mouhandiz : Généralement, le bras droit émerge en interne. Il faut savoir l’encadrer

Quand on parle de bras droit, on retrouve généralement deux cas de figure : soit le porte-parole, soit le bouc émissaire.

Quand on parle de bras droit, on retrouve généralement deux cas de figure : soit le porte-parole, soit le bouc émissaire. Or, tout manager, directif ou dirigiste qu’il soit, a besoin d’être relayé sur un certain nombre de responsabilités.

On parle souvent de la solitude du chef d’entreprise face aux décisions importantes, au management du personnel… C’est cela qui fait qu’être secondé a l’avantage de permettre un échange de tous les instants, d’éviter de se retrouver isolé face à un choix cornélien surtout lorsqu’il s’agit de franchir un cap (faire face à un gros investissement, un recrutement important, conquérir de nouveaux marchés, booster les ventes, réorienter une stratégie…).

Les dirigeants n’ont d’autre choix que de se faire épauler. Or, beaucoup hésitent, de peur de devoir partager leur pouvoir. Pour que cela fonctionne, chacun doit posséder un territoire et des responsabilités bien délimités. Il faudra donc définir dès le départ qui organise les réunions, qui gère les plannings et qui recadre les collaborateurs Donc, la première qualité recherchée chez le n°2 est la complémentarité.

Après, un manager peut exiger de son second une certaine exemplarité, à savoir la loyauté et la discrétion. Un bras droit peut toujours prendre les devants pour critiquer une décision, une démarche, mais avec la manière.
Ne pas trop réfléchir et laisser les choses se développer naturellement est sans doute l’une des clés pour réussir dans la cohabitation. Quand on regarde ensemble dans la même direction, la motivation est plus importante. Il faut laisser faire le naturel, mais il faut tout de même une certaine dose de complicité.

Comment alors choisir son n°2 ? Afin de déceler son futur bras droit, un repérage s’impose aussi bien en interne qu’en externe. Le plus souvent, c’est en interne qu’un n°2 émerge. Il faut savoir l’encadrer pour renforcer son esprit de manager
Pour réussir pleinement l’arrivée d’un n°2. Il faut un acte symbolique qui le légitime en particulier auprès de l’équipe dirigeante. Le dirigeant doit très rapidement confier à son nouveau bras droit des dossiers importants, des clients stratégiques. Il doit accepter ce transfert de responsabilité, mais aussi faire en sorte que le n°2 soit visible auprès des collaborateurs comme de l’extérieur de l’entreprise.