e-commerce : Place à la livraison 2.0

Quelque 700 sites e-commerce s’affrontent sur le marché. Ils comptent sur la digitalisation des services liés à l’achat, tels que la livraison et les modes de paiement novateurs, pour se différencier et raffermir leur positionnement.

L’évolution du secteur du e-commerce au Maroc ne décélère pas. Plus de 700 sites e-commerce se partagent le marché, auxquels s’ajoutent les spécialistes de la livraison et des solutions de paiement qui surfent sur la vague montante de la digitalisation de l’ensemble des étapes liées à l’acte d’achat en ligne, depuis la comparaison des prix jusqu’à la livraison.
Jumia, l’un des leaders du e-commerce au Maroc, a développé un pôle logistique fort de 12 hubs dans le but d’optimiser ses activités et améliorer ses services de livraison. Désormais, les clients de l’opérateur bénéficient de délais à J+1 dans les grandes villes, J+2 dans les villes moyennes et J+4 dans les villes les plus éloignées. Mohcine Benmezouara, directeur général de Jumia Services, a expliqué à cet effet que «l’interface de service à guichet unique permet désormais de maintenir une offre homogène, fournissant ainsi une plateforme complète de traitement du e-commerce à travers un réseau de fournisseurs de services d’entreposage, de traitement des commandes et de logistique gérés en interne et en externe».
Par contre, la plupart des opérateurs e-commerce font appel à des professionnels de la livraison, qui se spécialisent dans la livraison de colis sur tout le Maroc pour le compte de sites marchands. Speedbox est l’un d’entre eux. Vainqueur du Moroccan Logistics Awards 2019, la start-up s’emploie à assurer la livraison des colis des acheteurs en ligne, soit à domicile (sur Casablanca, Rabat et Marrakech), soit par points relais (agences CashPlus, une centaine sur tout le Maroc).

Le livreur leur offre la possibilité de suivre l’évolution du colis sur une carte digitale reliée par GPS, et décider du jour et du lieu de la livraison. Les sites marchands qui prennent des livreurs professionnels comme Speedbox pour partenaire proposent ce dernier au moment de la validation du panier par l’acheteur.
Karmi Moubarik, directeur général de Speedbox, attribue le succès de ce modèle à la forte présence de son partenaire CashPlus. Toutefois, ce dernier note que «le marché du commerce électronique n’utilise aujourd’hui que 15% de son potentiel réel», car la démocratisation des procédés dématérialisés, autres que le commerce et la réservation de billets ou de séjours, n’en est qu’à ses débuts.

Le paiement comme second levier

NAPS, spécialiste des solutions de paiement en ligne, a lancé son offre d’acquisition e-commerce certifiées par Visa et Mastercard, proposant aux e-commerçants un bouquet de services inédits, à même de booster le développement du secteur.
Parmi ces services, le paiement embarqué qui permet d’intégrer le paiement directement dans la galerie web ou l’application mobile du e-commerçant, sans redirection vers une page de paiement externe, garantissant ainsi un parcours sans rupture jusqu’à la finalisation de la vente en ligne.
Il y a également le paiement immersif, qui permet, via la personnalisation graphique de l’ensemble des pages et messages de paiement avec le logo et la charte du e-commerçant, une cohérence visuelle et ergonomique de bout en bout, depuis le site web du commerçant, en passant par la page de paiement jusqu’au mail ou SMS de confirmation et de remerciements.
Les commerçants qui ne disposent pas de sites e-commerce peuvent bénéficier de ces offres en optant pour le paiement One-to-One : une solution pratique qui leur permet de générer et envoyer des liens de paiement par mail ou SMS. Enfin, les paiements en avances et les paiements récurrents, jusque-là difficiles à mettre en place malgré la demande croissante des acheteurs en ligne, est désormais possible grâce au paiement n-fois. Ce dernier permet aux facturiers, aux associations et aux fournisseurs de service en abonnement de systématiser les opérations et les recueillir sous une seule et même ligne. Autant de solutions novatrices qui épousent l’évolution de la demande et du secteur, et qui couvrent davantage d’aspects spécifiques à certaines utilisations, peu propices à la digitalisation.