Langues de l’enseignement : le PJD a fini par capituler

La raison a fini par l’emporter. Le projet de loi-cadre sur la réforme de l’enseignement va enfin être adopté.

Le PJD, seul à avoir soutenu mordicus, et contre toute logique, le maintien de l’arabisation des matières scientifiques et techniques, a finalement cédé. Il a été soutenu, pour un moment, par l’Istiqlal qui a poussé la logique de la surenchère jusqu’à exiger également l’arabisation de l’enseignement scientifique universitaire, mais ce dernier a fini par se rendre à l’évidence que cette revendication était contre les intérêts de la société et du pays.

En définitive, après moult tractations, les groupes parlementaires se sont finalement mis d’accord, très tard dans la soirée de lundi dernier, sur une version définitive des amendements à apporter au projet de loi-cadre relatif à la réforme de l’enseignement.

Les députés ont ainsi retenu l’article 31, tel qu’il a été proposé par le gouvernement et qui prévoit l’enseignement des matières scientifiques et techniques dans les langues étrangères. Ils se sont, en plus, entendu pour voter à l’unanimité le texte qui sera présenté pour débat et adoption lors de la session extraordinaire prévue au courant de la semaine prochaine.

Outre le PJD qui a bataillé ferme pour l’arabisation de l’enseignement scientifique et technique, l’Istiqlal s’est distingué sur un autre volet. Le parti d’Allal El Fassi s’est, lui, attaqué, en plus, à la question de la contractualisation, sujet polémique de l’heure, que le projet de loi-cadre élaboré par le gouvernement Benkirane a d’ailleurs prévu clairement dans son article 38.

L’Istiqlal a donc obtenu gain de cause, cette option de recrutement des cadres de l’enseignement ne figure plus dans la mouture du projet de loi-cadre qui va être soumis au vote.