Une réaction bien tardive

Alors que la grève durait une semaine, que l’approvisionnement en denrées alimentaires et en carburant était menacé et que la situation empirait, le Premier ministre n’était toujours pas intervenu pour tenter de régler le conflit entre les transporteurs et leur ministre de tutelle, manifestement dépassé, à propos du projet de Code de la route. Il a fallu que l’on en arrive à l’asphyxie, aux échauffourées et à des morts pour que Abbas El Fassi se réunisse avec les grévistes, dans la soirée du lundi 13 avril, sans résultat tangible. A l’heure où nous mettions sous presse (mercredi soir), la grève n’était que partiellement levée.