Les Canariens se positionnent à  Dakhla

L’amnistie fiscale pose problème..

Une importante délégation d’opérateurs des Iles Canaries est attendue ce vendredi 19 janvier à Dakhla pour des séances de travail qui vont durer deux jours avec les responsables de la ville.
Dans leurs bagages, les hommes d’affaires espagnols apportent quatre projets d’envergure qui s’intéressent particulièrement aux secteurs du tourisme, de l’industrie, de la pêche, au commerce et aux activités off-shore. Pour ce dernier segment, les Espagnols, dont l’expérience au niveau de la zone off-shore de Las Palmas constitue une réussite mondiale, souhaitent anticiper sur le lancement de celle de Dakhla dont les études sont pratiquement finalisées.

La ville prouve de jour en jour son attractivité pour les investissements étrangers mais souffre toujours d’une situation fiscale ambiguë qui risque de freiner cet élan. En effet, l’absence d’imposition fiscale au niveau de la région de Oued-Edda- hab-Lagouira, du fait de l’amnistie fiscale qui caractérise les provinces du sud du Royaume, crée, selon des responsables locaux, des difficultés pour les porteurs de projets. Ces difficultés se situent au niveau de l’obtention du numéro d’identification fiscale nécessaire pour les opérations import/export ou de l’acquisition de matériels de production.

Pour débloquer cette situation, le CRI de la ville a saisi par écrit les responsables de la sous-direction des impôts et taxes assimilées d’Agadir afin de procéder à l’ouverture d’un code secteur d’identification fiscale au niveau du bureau de l’enregistrement et du timbre de Dakhla. Une demande restée lettre morte. Une deuxième requête auprès de Nourreddine Bensouda n’a pas non plus donné de résultats. En attendant, les opérateurs se débrouillent comme ils peuvent.