Le PAM délogera-t-il le PJD de Rabat et Casablanca ?

Le parti de Mohamed Cheikh Biadillah ne voit pas d’un bon œil la présence du PJD aux commandes dans les villes de Rabat, Salé ou encore Casablanca. Samedi 18 décembre, lors de l’assemblée constitutive de sa Fondation des élus tenue à Skhirate, le Parti authenticité et modernité a déclaré ouvertement son intention d’œuvrer pour reconfigurer les conseils des trois villes. Une occasion pour le Mouvement populaire de sceller, une fois pour toutes, un accord avec le parti. Car les Harakis assurent que la réorganisation des Conseils des villes de Rabat, où ils détiennent 19 sièges -soit autant que le PJD et le PAM- et à Salé, où ils sont les premiers avec 23 sièges, ne peut pas se faire sans eux. Il faut rappeler que ces visées du PAM sur les villes trouvent leur origine, selon le parti, dans le souci d’éviter les blocages en matière de gestion, comme ce fut le cas à Tanger, où le maire PAM, Samir Abdelmoula, a dû démissionner. D’ailleurs, un accord avait été signé à ce sujet dans la ville du détroit, le 30 octobre, entre le PAM, le RNI et l’UC.