L’accord de pêche Maroc-UE plébiscité au Conseil régional Souss Massa

Le renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE était au coeur du débat de la session extraordinaire du Conseil régional Souss Massa ce lundi 3 septembre.

Eu égard à l’importance du secteur dans la région, les élus de la collectivité locale s’y intéressent de près. Normal, le Souss Massa compte une façade atlantique de 180 km et un espace maritime d’une grande biodiversité sans oublier que la zone est la première place de débarquement des produits de la mer en valeur et la troisième place en volume.

Ils étaient donc fort nombreux à assister à la réunion à l’ordre du jour et à se prononcer en faveur du renouvellement de cet accord. Sur les 47 élus présents (l’entité compte 57 élus au total), la session a enregistré lors d’un vote sur la question du renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE, 46 voix pour et une seule abstention.

Les intervenants ont saisi l’occasion pour souligner l’intérêt de la préservation de la ressource et du renforcement de la recherche halieutique pour une meilleure visibilité sur l’évolution du potentiel marin marocain.

L’accord de partenariat relatif au renforcement du réseau de contrôle de la qualité de l’air dans la région était aussi au menu de la session extraordinaire. Rappelons que le Souss-Massa s’est doté début 2018 du premier plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC), au niveau national.

Dans ce contexte, le Conseil régional Souss Massa et la Wilaya de la région s’associeront au Secrétaire d’Etat en charge du Développement durable pour mettre en place des unités de mesures de la qualité de l’air. Pour ce faire, le département ministériel en question allouera un budget de 5 millions de DH. Le Conseil régional Souss Massa de son côté lancera un appel d’offres pour l’achat de ces unités de mesures. La Wilaya pour sa part sera en charge de la réalisation de rapports sur la base des informations communiquées par les unités de mesure.

Pour l’heure, il est question de réaliser un diagnostic sur les sites vulnérables en vue d’identifier les lieux d’implantation de ces unités de mesure.

Eu égard à l’importance de la démarche pour l’activité économique de la région, la mise en place de ce système de gouvernance environnementale qui englobe un portefeuille de projets, impliquera l’ensemble des préfectures et provinces de la région ainsi que tous ses secteurs d’activités et leurs dérivés.