La Logan aiguise les appétits

Avant même sa mise sur le marché, la voiture économique de Renault, baptisée «Logan», aiguise les appétits, plus particulièrement celui des financiers. La Vie éco a en effet appris, de source bien informée, que des discussions sont déjà en cours entre le constructeur français et quelques établissements financiers de la place pour l’étude de schémas de financement adéquats. Objectif : mettre en place des formules de crédit spécifiques pour permettre une meilleure commercialisation.
D’un autre côté, les équipementiers marocains semblent, eux aussi, s’impliquer davantage dans la dynamique. Si, au lendemain de l’annonce de la reprise de Somaca par Renault, certains d’entre eux étaient inquiets par rapport aux exigences du constructeur, ils sont aujourd’hui les premiers à vouloir faire partie du projet. D’ailleurs, un comité permanent comprenant les représentants de Renault, les équipementiers et le ministère de l’Industrie, travaille depuis plusieurs mois pour déterminer le taux d’intégration de la Logan. Problème à résoudre : comment faire en sorte que le véhicule fabriqué sur les chaînes de la Somaca puisse comporter un maximum de pièces locales tout en respectant les standards internationaux de qualité et le prix fixé par le constructeur ?
Délicate équation. Les équipementiers marocains ne sont pas tous en mesure de satisfaire aux exigences en matière de rapport qualité/prix. Pour ne pas être évincés d’un marché juteux, ces derniers sont, selon des sources bien informées, en train de faire un effort considérable en matière d’optimisation de leurs coûts de production. La Logan devant être produite et exportée à 5 000 euros, il semble qu’ils n’aient pas vraiment le choix.