Huawei veut créer en Egypte sa première plateforme de « cloud » en Afrique

Le géant chinois des télécoms Huawei veut créer en Egypte sa première plateforme de données pour le « cloud », services d’informatique dématérialisée, en Afrique et au Moyen-Orient, a annoncé le ministère égyptien des Télécoms, en marge du salon du mobile de Barcelone.

Le « cloud » désigne la fourniture de logiciels, de services et d’espaces de stockage à la demande via internet, par opposition à ce qui est sauvegardé dans la mémoire ou le disque dur de l’ordinateur ou du téléphone.

L’entreprise publique Telecom Egypt et Huawei ont signé un protocole d’accord « dans le but d’établir un partenariat stratégique entre les deux sociétés dans le domaine du +cloud+ », a annoncé lundi le ministère dans un communiqué, en marge du Mobile World Congress (MWC) de Barcelone.

« En vertu de cet accord, Huawei va créer via le centre de données de Telecom Egypt sa propre plateforme de services d’informatique dématérialisée, une première en Afrique et au Moyen-Orient », a déclaré le ministre Amr Talaat.

L’accord permettra de « fournir des services de +cloud+ au public en Egypte et dans la région environnante », a indiqué Telecom Egypt dans un communiqué.

Contactés par l’AFP, le ministère et Telecom Egypt n’ont pas fourni davantage de précisions sur la forme exacte que prendra ce projet, sa date de réalisation ou le nombre d’emplois qui pourraient être créés.

Huawei ne cache pas ses ambitions en Afrique à la fois dans la téléphonie mobile mais aussi dans le domaine de la vidéosurveillance.

Dans un continent où les lois sur la protection des données personnelles sont moins strictes qu’en Europe, l’entreprise veut notamment développer des systèmes alliant vidéosurveillance à l’analyse de données à grande échelle.

L’accord entre Huawei et Telecom Egypt ne porte que sur les « services aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises », à l’exclusion des « services gouvernementaux », a précisé le ministère.

Huawei est soupçonné par certains pays d’avoir des liens avec les services de renseignements chinois.

Les Etats-Unis, en particulier, cherchent à convaincre leurs alliés de renoncer à utiliser ses équipements.

La région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) représentait 27% du chiffre d’affaires global de Huawei en 2017.

(AFP)