Dream team pour le FUS !

une équipe de choc pour restructurer le club

Généralement, dans un club de football, les vedettes sont les joueurs et, dans une moindre mesure, l’entraîneur. Le FUS de Rabat vient de déroger temporairement à la règle. Ses vedettes sont les membres de son comité directeur nouvellement constitué. En effet, ce comité ne compte que des figures connues du monde des affaires, de l’économie et même des ministres. Le président Mounir El Majidi se fera assister par une équipe de choc constituée, pour ne citer que ceux-là, de Mustapha Bakkoury, patron de la CDG, Mohamed Boussaïd, ministre du tourisme, Ali Fassi Fihri, DG de l’Onep, Moncef Belkhayat, président d’Atcom, filiale de Finances.com (groupe Benjelloun), Hassan Khyar, président d’Alstom Maroc et Abdelmajid Tazlaoui, patron d’Onapar, filiale immobilière de l’Ona. Du jamais vu dans l’histoire du foot marocain.

L’équipe de choc d’El Majidi a entamé son travail avec l’objectif de faire du FUS un grand club doté d’infrastructures adéquates pour ses 18 sections sportives et d’un budget digne d’un club de capitale. Il faut dire que le FUS tourne avec une enveloppe annuelle ridicule de 13 MDH, soit le tiers de celui des casablancais WAC et Raja. A titre de comparaison, le budget moyen d’un club de première division en Tunisie est de 50 MDH et de 80 MDH en Egypte. A coup sûr, avec des dirigeants aussi bien introduits, le FUS pourra facilement trouver des fonds pour se développer.
Reste toutefois une question d’ordre technique : le FUS est actuellement classé dernier du championnat de première division. Qu’adviendrait-il s’il venait à être relégué ? «L’essentiel, dans l’immédiat, n’est pas de rester ou de descendre mais de faire un travail de fond. Et si une descente en deuxième division nous permet de mieux revenir après, pourquoi pas ?», explique un des membres du comité. Espérons tout de même que ce ne sera pas le cas.