Chèques IER de 1 000 DH ! Intox ?

CCDH et FVJ ne confirment ni n’infirment

Mille dirhams ! C’est, en tout et pour tout, le montant des chè-ques qu’auraient reçus du CCDH certaines victimes des années de plomb. L’information, aussi insolite qu’incroyable, a vite fait le tour des rédactions. Certains organes se sont même faits l’écho de la décision de certains bénéficiaires, offusqués, de refuser leurs chèques.

Contacté par La Vie éco, Mahjoub El Hiba, secrétaire général du CCDH chargé de la mise en œuvre des recommandations de l’IER, dissoute après la fin de ses travaux en décembre 2005, est catégorique : à sa connaissance, aucun dossier instruit par l’instance ne prévoit une enveloppe inférieure à 10 000 DH. Peut-être, ajoute la même source, que si la somme de 10 000 DH est partagée entre plusieurs ayants droit, le montant par bénéficiaire se situe aux environs de 1 000 DH. Le CCDH insiste d’ailleurs sur le fait que les décisions d’indemniser sont «officielles et publiques et constituent une reconnaissance de la responsabilité des services de l’Etat» et que «les arrêtés pris dans ce sens prévoient l’indemnisation des victimes et ayants droit pour les préjudices dont ils ont été victimes, conformément aux critères et aux normes énoncés dans le rapport final.» Ahmed Sebbar, président du Forum justice et vérité, contacté lui aussi, se dit incapable de confirmer l’existence de chèques d’un montant de 1 000 DH. «Je doute fort, déclare-t-il, que ce soit vrai. Les renseignements à notre disposition parlent d’un minimum de 15 000 DH, et d’un maximum de 1,5 million de dirhams. En tout cas, à ma connaissance et jusqu’à ce jour, aucune des victimes des années de plomb qui attendent leur indemnisation n’a encore touché le moindre sou». De deux choses l’une alors : ou bien l’information est vraie, ou bien elle relève de l’intox. Mais dans les deux cas, il s’agirait d’une farce de mauvais goût.