26 décembre 2003
Lavieeco (26212 articles)
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Banques marocaines : pas si mal loties !

Voilà de quoi mettre du baume au cœur de nos banquiers. Un mois après avoir été clouées au pilori par le rapport de la respectée agence américaine de rating Standard

Voilà de quoi mettre du baume au cœur de nos banquiers. Un mois après avoir été clouées au pilori par le rapport de la respectée agence américaine de rating Standard & Poors, une étude faite par le quotidien parisien Les échos, sur le renforcement des établissements de crédit français dans le Maghreb, vient de leur redorer légèrement le blason. En effet, on apprend au fil des affirmations de plusieurs banquiers de l’Hexagone, cités par le journal en question, que notre secteur bancaire n’est pas si mal logé que ça et que sa position sur l’échiquier régional est des plus enviables.
Ainsi, en Algérie, il faut encore 15 jours pour encaisser un chèque sur place et la monétique en est encore à ses balbutiements. Quant à la Tunisie, la bancassurance n’y est autorisée que depuis très peu de temps, le poids des créances en souffrance, à fin 2002, y totalise 23% des engagements bancaires (contre 17,7% pour le Maroc) et le sureffectif de ses établissements a fait fuir en 2002 plusieurs prétendants – dont le Crédit Lyonnais – au rachat de 52% de l’Union Internationale des Banques (UIB).
Dans cette enquête très fouillée, on apprend aussi que les banques françaises sont résolues à «pousser les feux au sud de la Méditerranée» pour profiter d’un potentiel de croissance jugé très important (faible taux de bancarisation, des flux commerciaux de 6 milliards d’euros entre la France et ses trois partenaires maghrébins…). Sur cette lancée, le cap est actuellement surtout mis sur Alger et Tunis qui a annoncé récemment la cession au privé de 33% de la Banque du Sud. BNP Paribas, qui contrôle 51% d’une autre banque, l’UBCI, se dit très intéressée par cette privatisation. Et le Maroc ? Les banques françaises contrôlent déjà le quart de l’activité du secteur, mais il n’est pas dit que l’on s’en arrêtera là.

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