Diplomatie

Le Maroc a également de belles histoires à raconter sur les grands thèmes. Sur le printemps arabe, il a défendu les peuples et les Etats contre toute ingérence externe.

Aujourd’hui, la diplomatie marocaine est une belle machine dont la mécanique bien huilée est actionnée à merveille par de grandes équipes faisant un travail titanesque.

Il est en effet loin le temps – années 80 et 90- où le Maroc était constamment sur la défensive. Aujourd’hui, il analyse. Il anticipe. Et il inverse les rôles. Ce sont ses adversaires qui sont sans cesse sur le qui-vive.

Quelques exemples qui illustrent parfaitement ce changement d’état d’esprit. Auparavant, il était inconcevable que pendant les mois de mars et d’avril, le ministre des affaires étrangères ait autant d’activités qui ne soient pas directement liées au dossier du Sahara. Il dédiait ces deux mois exclusivement à la préparation des réunions du Conseil de sécurité programmées d’habitude pour les derniers jours d’avril. Ses résolutions provoquaient un stress général et exigeaient en amont une concentration à 100% de la part de la diplomatie marocaine.

Ce n’est plus le cas ces dernières années. Ce mercredi 17 avril, à Moscou, le Maroc assistait au 5e Forum de coopération maroco-russe où il a fait d’ailleurs une très belle opération. En vertu de la déclaration finale de cet événement, c’est le Maroc qui en accueillera la prochaine édition en 2020. Un véritable coup de maître. Avant Moscou, le ministre des AE venait d’effectuer une tournée dans le Golfe ainsi qu’une visite au Tchad…
Bref, tout cela pour dire que le stress d’antan est loin derrière.
Autre point important : la diplomatie, ce n’est plus que le Sahara, qui demeure certes LA cause nationale de premier plan. Le Maroc a également de belles histoires à raconter sur les grands thèmes. Sur le printemps arabe, il a défendu les peuples et les Etats contre toute ingérence externe. Sur la Palestine, il est resté fidèle à la position des deux Etats et a été le premier à s’opposer à l’idée d’un «deal du siècle». Il est également pour le multilatéralisme…

Les faits ont également démontré la justesse des intuitions et des anticipations du Maroc. On peut penser que celles qui sont en cours se vérifieront également : ne pas prendre partie dans les querelles entre Qatar et autres pays, ne pas céder sur les droits palestiniens, le projet du gazoduc avec le Nigéria…
Ce n’est donc pas un hasard que là où il va, le Maroc a sa place et que moult think tanks le classent au rang de puissance régionale.