2018, une année à oublier ?

2018 fut aussi une année de grands questionnements, de prise de conscience de la transformation de la société marocaine et de ses exigences.

L’année 2018 touche à sa fin. Elle fut difficile à bien des égards. Tous les décideurs le confirment. Une année que certains qualifient d’année blanche, où le manque de visibilité et l’attentisme ont plombé les affaires et le moral des entreprises, déjà affectées par une conjoncture peu favorable. Sur le plan politique, le sentiment de lenteur dans les prises de décisions a été partagé, n’arrangeant en rien une situation que d’aucuns disaient morose.
Serait-ce donc une année à oublier ?

Si on observe l’autre revers de la médaille, 2018, sur une échelle globale, a marqué un tournant. Pour le Maroc donc, 2018 fut une année de grands questionnements, de prise de conscience de la transformation de la société marocaine et de ses exigences. Ce fut également une année de redéfinition des grandes priorités. Equité sociale, égalité des chances (genre, classe sociale et territoire), développement social, emploi et formation des jeunes, classe moyenne, monde rural…, ont été au cœur des débats et des nouvelles politiques, préparant les années à venir. Ce fut aussi une année où les réseaux sociaux ont résolument pris le pouvoir. Quelles que soient les tares qu’on peut leur attribuer, des fois à raison quand ils sont utilisés comme arme de propagande ou encore en tant que véhicule de rumeurs malveillantes, ils ont permis au Marocain lambda, celui qui n’a pas accès aux médias classiques, de disposer d’une tribune pour s’exprimer. Grâce à ce canal, il a pu informer et s’informer et cela va du simple fait divers aux grands sujets qui interpellent le pays tout entier.

2018 n’a donc pas été une année banale. Difficile, mais spéciale. Espérons que le prix payé au cours de ces derniers mois servira à mieux préparer l’avenir, à commencer par l’année qui se profile. Une année que je vous souhaite, chers lectrices et lecteurs, porteuse de nouveaux défis et de belles réalisations.