Le redressement se précise pour le CIH
16 août 2012
Lavieeco (25789 articles)
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Le redressement se précise pour le CIH

La filiale de la CDG est en voie de réussir sa transformation en banque universelle. Toutefois, la productivité et la diversification de la clientèle sont encore des points faibles.

Après la cession des actifs hôteliers, la marche du CIH vers le modèle de banque universelle se traduit par des résultats des plus probants, notamment un résultat net social qui a presque triplé en pointant à 405 MDH. Certes, au niveau consolidé, cette performance est commuée en une «simple» progression de 58%, à 368,3 MDH (écart entre référentiels de comptabilisation du coût du risque et de charge d’impôts oblige), mais cela permet de revendiquer un ROE de près de 10%, soit un palier que la filiale de la CDG n’avait pas retrouvé depuis trois ans. De quoi réjouir des actionnaires qui ont réinjecté près d’un milliard de DH en novembre 2011 pour l’acquisition de Sofac et Maroc Leasing.

Plus en amont, et grâce à une nette croissance des encours sains (+9,4%, à 24 milliards de DH), le PNB s’améliore de 6,2% à 1,31 milliard de DH au niveau social. Sa baisse mécanique de 12,4% au niveau consolidé (pour s’établir également à 1,31 milliard de DH) n’est point alarmante à cause de la déconsolidation des actifs hôteliers.  Quant au coefficient d’exploitation, il gagne près de 3 points en social en se situant à 57,1% (son évolution en consolidé n’est pas significative). Pour sa part, le coût du risque se détend substantiellement grâce aux efforts de recouvrement en revenant de 462 MDH à 83 MDH.

Au demeurant, la transformation de la banque présidée par Ahmed Rahhou est sur la bonne voie. Mais d’autres tests sont encore à réussir pour rejoindre le peloton de tête, à commencer par une quote-part des entreprises dans les encours de crédits beaucoup plus significative que les 7% actuels et un coefficient d’exploitation amélioré de 11 points, à 57,5%, malgré l’effort d’extension du réseau. Enfin, les activités de marché sont réduites à leur plus simple expression comme en témoigne leur très faible contribution au PNB.