A peine 1 500 dossiers de retraite anticipée traités par la CNSS depuis 2006
15 février 2013
Lavieeco (26042 articles)
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A peine 1 500 dossiers de retraite anticipée traités par la CNSS depuis 2006

En lançant le mécanisme de la retraite anticipée à  55 ans, en février 2006, la CNSS tablait sur 30 000 demandes sur les cinq premières années. Or, à  fin septembre 2011, seuls 1 258 dossiers ont été traités. Sur l’année 2012, la CNSS a reçu à  peine 300 demandes.

Il y a un faible engouement pour le départ à la retraite anticipée des salariés du secteur privé. En lançant le mécanisme de la retraite anticipée à 55 ans, en février 2006, la CNSS tablait sur 30 000 demandes sur les cinq premières années. Or, à fin septembre 2011, seuls 1 258 dossiers ont été traités. Sur l’année 2012, la CNSS a reçu à peine 300 demandes. Selon une source à la caisse, «cette situation est imputable aux employeurs qui refusent de payer le montant de la prime au titre du départ anticipé à la retraite de leurs salariés». A titre d’exemple, si un salarié décide de prendre sa retraite à 55 ans, l’employeur devra verser sur le compte de la CNSS pas moins de 250 000 DH, correspondant à une prime mensuelle de 4 200 DH sur les 60 mois restant à courir avant que le salarié n’atteigne l’âge légal de la retraite, soit 60 ans.

Les chiffres de la CIMR confortent cette réalité. Pour l’année 2008, par exemple, 46% des liquidations effectuées par la CIMR ont concerné la retraite par anticipation, contre 50,7% pour la retraite à l’âge normal et 3,3% pour la retraite par prorogation.
En 2012, le poids de la retraite anticipée est passé à 34,15%, contre 62% pour la retraite normale et 3,70% pour la retraite par prorogation. Par ailleurs, force est de constater que les salariés préférant rester actifs au-delà de l’âge de 60 ans sont de plus en plus nombreux, même si leur poids reste faible comparativement à celui des personnes qui partent à la retraite à 60 ans.

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