Transport par autocar/Aid El Fitr : voici les dispositions prises par le ministère du transport

Selon le ministère du transport, la demande des autocars, lors d’Aid El Fitr, sera normale, sur la base des données collectées à l’échelle locale.

Deux jours nous séparent de Aid El Fitr, selon les prévisions des astronomes. En cette période de l’année, le flux des voyageurs augmente considérablement. C’est la haute saison pour les professionnels du transport par autocar. Ce qui suppose une organisation adaptée à la forte demande des voyageurs. A cet effet, le ministère du transport organise une opération, impliquant ses services locaux, en collaboration avec les walis, les maires, la direction générale de la sûreté nationale ainsi que la gendarmerie.

« La préparation de l’opération commence à 20 jusqu’à 25 jours avant le jour de l’Aid », nous dit Kheir-Eddine El Hain, chef du service de la régulation de la mise à niveau du secteur du transport. Et d’ajouter : « nos services locaux pilotent des commissions locales, qui comprennent les représentants des professionnels, pompiers et services du ministère de la santé, au niveau des gares routières ».

Les services locaux du ministère du transport se chargent de collecter des informations portant sur les flux prévisionnels des voyageurs, « en collaboration avec les professionnels », nous précise Kheir-Eddine El Hain.

4 autorisations exceptionnelles accordées à Casablanca

Au titre de Aid El Fitr de cette année, les données collectées font état « d’une demande normale, à l’image de ce qui se pratique au cours de l’année », nous fait savoir Kheir-Eddine El Hain. En fonction des données sur les flux des voyageurs prévisionnels, le ministère du transport décide du nombre des autorisations exceptionnelles à accorder aux professionnels, en vue d’élargir la flotte.

Qu’est-ce que les autorisations exceptionnelles ? « Lorsque nous prévoyons une hausse du flux, le ministère accorde des autorisations aux professionnels, qui ont à leur disposition des autocars inactifs, en vue de répondre à la forte demande pour des lignes spécifiques », nous explique-t-il.

A quelques jours de Aid El fitr de 2018, le ministère avait accordé 22 autorisations à Casablanca, la ville la plus importante en matière des flux de départ vers d’autres destinations partout au Maroc. « Cette année, nous sommes à 4 autorisations uniquement », nous a-t-il confié.  Cette demande dite « normale » est imputée, selon les services du ministère du transport, au fait que « les examens scolaires sont en cours. Ou, ils commenceront, pour la majorité, juste après Aid El Fitr ».

Qu’en est-il des prix ?

« Les prix sont fixés par l’arrêté n°2445 du ministère du transport, il date de 1997 », nous dit le chef du service de la régulation. Qu’en est-il du contrôle des tarifs que fixe le ministère du transport ? « Ce sont les services du contrôle des prix relevant des wilayas, qui s’en chargent au niveau des gares routières », nous répond Kheir-Eddine El Hain.

En revanche, pour ce qui est des autocars qui fonctionnent, lors de cette période de l’année, sur la base des autorisations exceptionnelles, leurs tarifs augmentent de 20%. Pourquoi ? « Pour compenser les charges des retours vides », nous explique le chef du service.

Kheir-Eddine El Hain conclut par recommander aux voyageurs d’acheter les billets auprès des guichets, autorisés, se trouvant à l’intérieur des gares routières. Car, selon lui, « les intermédiaires, qui vendent des tickets qui ne sont pas identifiables à l’extérieur des gares, font augmenter les prix et créent des problèmes entre les voyageurs et les autorités, notamment aux directeurs des gare ».