Aid Al Fitr: reportage à la gare routière Ouled Ziane à Casablanca

Ce mardi 4 juin, la veille d’Aid El fitr, selon les calculs des astronomes, nous nous sommes rendus à la gare routière Ouled Ziane. L’activité y est faible cette année », selon Said Bentananat, inspecteur de transport public, au sein de la gare.

13H. Gare routière Ouled Ziane à Casablanca. Il est mardi 4 juin, la veille d’Aid El Fitr, selon les calculs des astronomes. A première vue, ce qui est frappant est le fait que la majorité des voyageurs se dirige directement à l’intérieur de la gare, faisant fi des guichets réservés à la vente des tickets, qui se trouvent à l’entrée.

La principale explication est la différence des prix. “Le prix du ticket au niveau des guichets est supérieur de 10 à 20 DH à celui affiché à l’intérieur”, nous dit un voyageur, visiblement préssé. Tandis que certains déplorent la hausse des tarifs, d’autres pointent du doigt la faiblesse de l’offre du transport pour certaines destinations. Les villes de l’Oriental en particulier.

Une commission chargée du contrôle des prix, relevant de la commune de Casablanca, dispose d’un bureau au sein de la gare routière. Il était fermé pendant notre reportage. Selon les habitués de l’infrastructure, “les membres de l’équipe font des tournées au sein de la gare”.

Pour ce qui est de l’abondance de l’offre pour certaines destinations, mais pas d’autres, Said Bentananat, inspecteur du transport public relevant du ministère du transport, nous explique que “la demande des autocars est beaucoup plus importante pour les villes du Sud et du Sud-est que les autres régions du pays”. Car, ajoute-t-il, “pour les gens, qui voyagent vers le Nord ou l’Oriental, ils ont le train comme alternative”.

170 autorisations exceptionnelles 

Toutefois, pour faciliter le transport des voyageurs, qui arrivent massivement à la gare routière, l’inspection du transport public accorde des autorisations exceptionnelles aux professionnels. “Après demande des professionnels, nous accordons des autorisations à caractère ponctuel, en vérifiant si une demande de la part des voyageurs existe véritablement”,  nous indique Said Bentananat, en validant deux autorisations au profit de la CTM. Cette vérification a pour objet de “ne pas nuire aux intérêts des transporteurs actifs sur ces lignes”, ajoute-t-il.

En outre, l’octroi de l’autorisation suppose la présentation d’un certain nombre de documents. Ce dossier comporte, entre autres, la copie d’agrément du transport public voyageurs, la visite technique, le permis de conduire, le carnet métrologique ainsi qu’une checklist. Ce dernier document est relatif au contrôle technique que supervisent les contrôleurs routiers.

Alors qu’à 5 jours de l’Aid, le nombre des autorisations était de 4, l’inspection en a accordé 170 à un jour de l’Aid El Fitr. Malgré cette augmentation du nombre des autorisations accordées, en moins de 4 jours “la demande demeure faible, par rapport aux années précédentes; il arrive que leur nombre atteingne les 500,”. Et d’ajouter qu”’il est possible que la demande augmente d’ici ce soir, particulièrement entre 21H et 01H du matin”.

Selon cet inspecteur, la majorité des problèmes que rencontrent les équipes de l’inspection relèvent du fait que les voyageurs sont “impatients”. Dans ce sens, Taoufik Assad, contrôleur routier relevant de la direction régionale du ministère du transport, pointe du doigt le fait que “les voyageurs n’organisent pas leurs voyages à l’avance”.