Maroc-Banque Mondiale : les détails du nouveau cadre de partenariat

Suite à la validation du nouveau cadre de partenariat avec le Maroc pour la période 2019-2024 par le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque Mondiale, un point de presse a été organisé, le 14 mars 2019 à Rabat, afin d’en détailler le contenu.

Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Maghreb, Lahcen Daoudi, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé des affaires générales et de la gouvernance, et Xavier Reille, directeur Maghreb IFC – Groupe Banque Mondiale, ont mis en exergue les points focaux qui concentreront les efforts d’accompagnement des équipes de la Banque Mondiale pour les 6 années à venir. Ainsi, l’éducation, la promotion de l’auto-entrepreneuriat, la lutte contre le chômage et la poursuite des investissements dans les infrastructures ont été retenus comme des champs d’intervention prioritaires, compte tenu de leur inter-connectivité et leur impact substantiel sur le développement du pays et la relance de sa croissance économique. Pour Marie Françoise Marie-Nelly, « un jeune diplômé aujourd’hui a plus de chances de se retrouver au chômage qu’un jeune non diplômé. 25% des chômeurs au Maroc sont des jeunes diplômés. Il faut y remédier d’urgence. Et parmi les moyens d’y arriver, figurent les espaces de jeunes. Nous avons lancé une opération pilote à Marrakech qui nous a permis de mesurer l’applicabilité de ce concept, ainsi que sa pertinence. Les résultats obtenus sont encourageants ». Et de poursuivre, « il ne suffit pas de former des jeunes pour qu’ensuite les abandonner à leurs sorts dans un marché de l’emploi qu’ils ne comprennent pas. Il est indispensable de les accompagner, d’aider à leur insertion et de faire en sorte que les aptitudes techniques et compétences qu’ils ont acquis répondent à des besoins exprimés par le marché ». Lahcen Daoudi a, pour sa part, insisté sur la nécessité de comprendre les investissements qui sont engagés par le Maroc. « Poursuivre les investissements pour le développement de nos infrastructures est vital. Mais il ne faut pas s’attendre immédiatement à ce que les effets sur la création d’emplois soient visibles. Il faut du temps et, surtout, beaucoup de suivi. Jusque-là, le gouvernement ne mobilisait ses ressources que pour suivre l’état d’avancement de quelques chantiers. Aujourd’hui, grâce aux outils fournis par ce nouveau cadre de partenariat, nous sommes en mesure d’assurer le suivi de l’ensemble des chantiers lancés ». Xavier Reille a, quant à lui, mis l’accent sur l’importance de tirer profit de la configuration démographique du Maroc pour en faire une opportunité, et ce par l’accès à des formations qualifiantes, et l’insertion professionnelle ciblée.