L’USAID alloue 200 MDH d’ici septembre 2013 à  l’amélioration de la compétitivité des entreprises marocaines

Les Etats-Unis veulent rééquilibrer les échanges commerciaux qui penchent nettement en leur faveur. Le budget global de l’agence, incluant appui aux associations et partis politiques, est de 67 millions de dollars sur la période 2010-2013.

Plus de 67 millions de dollars (570 MDH), c’est le budget alloué par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) sur la période 2010-2013. Ces ressources sont destinées à financer différents programmes économiques et sociaux, dont certains ciblent directement la société civile, à travers les associations de différentes natures, et les partis politiques.

L’un des programmes les plus importants en cours d’exécution concerne l’amélioration de la compétitivité de l’économie marocaine et donc de la croissance. Doté d’une enveloppe de 23 millions de dollars (195,5 MDH), soit une partie conséquente du budget, ce programme qui touche à différents domaines, dont la facilitation des procédures administratives et d’encouragement de la transparence, court jusqu’en septembre 2013. Ainsi, au cours de l’année 2011, le gouvernement marocain a pu, avec l’aide de l’USAID, mettre en place le logiciel E-invest qui permet aux investisseurs de se procurer les formulaires de demandes nécessaires dans toutes les régions du pays, en collaboration, notamment,  avec les Centres régionaux d’investissement (CRI). Des actions pilotes de simplification des procédures d’obtention du permis de construire et d’enregistrement d’une entreprise ont été menée dans les régions de l’Oriental et de Doukkala-Abda. Si l’expérience est concluante, elle sera généralisée à toutes les régions.

La valeur ajoutée des produits exportés aux Etats-Unis est encore faible

Dans le même ordre d’idées, l’agence américaine continue d’aider les entreprises marocaines pour leur donner les moyens de profiter de l’accord de libre-échange qui unit les deux pays. La finalité est de favoriser un rééquilibrage des échanges commerciaux sachant que la balance penche nettement du côté des Etats-Unis dont les exportations vers le Maroc croissent beaucoup plus rapidement que les importations.

Le constat, à cet égard, est que le Maroc continue d’exporter essentiellement des produits agricoles en vrac et ne tire pas profit des gains substantiels qu’il pourrait réaliser en transformant partiellement ou complètement ces produits.

Ainsi, l’USAID a financé deux grandes études pour permettre aux entreprises marocaines d’identifier les débouchés existants aux Etats-Unis pour les produits alimentaires transformés, tout en apportant une assistance technique aux entreprises qui ont un potentiel à exporter (création de produits, marketing, conditionnement, gestion des coûts, etc.). Pour la présente année, l’agence a l’intention de soutenir la création d’un centre d’innovation pour les produits alimentaires.

D’une manière générale, en matière d’amélioration de l’environnement des affaires, l’USAID qui intervient à différents niveaux, signale le bon classement du Maroc dans le rapport de la Banque Mondiale (Doing business 2012) où il est mentionné que «c’est le Maroc qui a le plus amélioré sa réglementation concernant l’entreprise en comparaison avec les autres économies mondialisées», gagnant ainsi 21 places par rapport à l’année précédente et se classant au 94e rang mondial. On signalera que, dans le sillage du printemps arabe, de nombreuses actions de l’USAID ont ciblé les jeunes, les femmes ainsi que les partis politiques, notamment au niveau régional et local.