Les premiers détails du système de rating des entreprises par les banques

Il y aura trois systèmes de notation : grande entreprise, PME et micro-entreprise.

Les banques marocaines ont entamé début 2004 une réflexion sérieuse sur un système de notation pour les entreprises clientes en vue de mieux approcher le risque crédit. Une commission mixte regroupant des représentants du GPBM et de Bank Al-Maghrib travaille sur une première mouture des orientations générales auxquelles devront répondre les systèmes de rating qui seront adoptés par les banques.
Rappelons au passage que cette initiative émane du groupe de travail constitué par les deux entités pour préparer l’alignement des banques marocaines sur les nouveaux standards européens issus des accords de «Bâle II».
Selon un membre du groupe de travail, «le rating des entreprises permettra aux banques de mieux sélectionner leurs clients, de mieux approcher le risque, et donc d’adapter les tarifs et les taux appliqués à la clientèle en fonction du risque tel qu’il est mesuré».
Les premières recommandations, en discussion, laissent toute liberté aux banques et établissements de crédit pour la conception de l’échelle de notation, pourvu qu’elle soit pertinente et opérationnelle.
En revanche, les critères qui serviront au rating devront être aussi bien qualitatifs que quantitatifs. Pour une notation plus fine et appropriée à chaque catégorie d’entreprises, les membres de la commission proposent aux banques de segmenter leur clientèle d’entreprises en trois compartiments : la grande entreprise, la PME et la micro entreprise. Ensuite, il faudra appliquer à chacun de ces compartiments un système de notation distinct. Pour la segmentation, les banques devront considérer trois critères: le chiffre d’affaires, le total bilan et l’effectif permanent.
Ainsi, la grande entreprise est définie comme celle dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 75 MDH, pour un total bilan dépassant 90 MDH et un effectif permanent d’au moins 250 salariés. Est considérée comme PME une structure qui affiche un chiffre d’affaires de 10 à 75 MDH, un total bilan de 15 à 90 MDH et un effectif permanent allant de 20 à 250 personnes. Comme l’explique un membre de la commission, «un rating différencié, en plus d’être plus adapté à chaque segment, permettra de refléter la composition du portefeuille de chaque établissement» .
Pour l’heure, les discussions sont encore en cours. L’adoption généralisée du système devrait être effective au cours de l’année 2004