Les juristes d’entreprise se dotent d’une association représentative
1 février 2017
Souhail Nhaili (459 articles)
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Les juristes d’entreprise se dotent d’une association représentative

Son objectif : promouvoir la fonction, être un lieu d’échanges entre professionnels, établir des règles déontologiques, contribuer à améliorer la formation de juriste… Le Cercle des juristes ambitionne d’atteindre 250 membres dans un futur proche.

Les juristes d’entreprise ont désormais leur association professionnelle. Baptisée le Cercle Marocain des Directions Juridiques (CMDJ), elle a été lancée lors d’une soirée le 12 janvier à laquelle étaient présents plus de 70 juristes d’entreprises du Maroc, par cinq membres fondateurs : Leila Bazzi (présidente) Amandine Decoux (vice-présidente), Axel Jurgensen (secrétaire général), Kenza Margaoui (trésorière) et Nidal El Hassani (responsable relations publiques). « Selon une étude réalisée par le cabinet Day One pour sonder les attentes et les besoins des juristes d’entreprise, ces derniers ressentent une certaine frustration à cause notamment de l’absence d’une représentation professionnelle et du manque de reconnaissance de la part des dirigeants. La fonction reste en effet très souvent dans l’ombre alors qu’elle devient de plus en plus stratégique et qu’elle fait face à de nombreux défis. C’est ce qui a motivé la création du cercle », avance Nidal El Hassani. Le CMDJ compte déjà 110 membres, tous juristes d’entreprises issus de divers horizons (banque/assurance, industrie pharmaceutique, agroalimentaire, grande distribution, industrie, BTP…), et son ambition est d’atteindre les 250 membres d’ici fin 2017.

Faire du juriste d’entreprise un véritable « business partner » de l’entreprise

L’objectif principal du CMDJ est donc de promouvoir la profession de juriste dans l’entreprise. « Le juriste n’est pas seulement un technicien du droit, mais un véritable business partner dans l’entreprise », précise Mme El Hassani. L’association veut également contribuer à l’amélioration de la formation universitaire et post-universitaire des juristes d’entreprise. « Les cursus doivent aujourd’hui s’adapter aux besoins du marché. Le juriste doit désormais maîtriser l’anglais et plusieurs disciplines telles que la finance, le management… pour être efficace », poursuit-elle. Le cercle ambitionne par ailleurs d’établir des règles déontologiques et d’éthique professionnelle et de veiller à leur respect. Il compte par ailleurs développer les liens d’échange avec les autres professions de l’entreprise et offrir aux adhérents des formations, conférences, colloques permettant le perfectionnement de leur expertise juridique et la gestion de leurs problématiques métiers quotidiennes.

Le CMDJ compte aussi agir comme un laboratoire d’idées pour imaginer et anticiper les principaux défis des directions juridiques de demain.

Il souhaite enfin développer des liens d’échanges avec les autres professions au sein de l’entreprise, ainsi qu’avec l’Ordre des avocats et les autres associations professionnelles de juristes d’entreprise à l’étranger, pour contribuer au rayonnement de la profession au Maroc et à l’international.

S.N.

Souhail Nhaili

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